Le guide
Ce qui se passe
Le dossier est là, le cours est ouvert, vous savez ce qu’il faut faire. Et pourtant, vous rangez votre bureau, vous répondez à un message, vous remettez à plus tard. Le soir, la tâche n’a pas bougé, et elle vous pèse un peu plus.
Ce n’est ni de la paresse ni un défaut de caractère. La recherche décrit la procrastination comme une façon d’apaiser, tout de suite, le malaise qu’une tâche provoque : l’ennui, le doute, la peur de ne pas être à la hauteur. Repousser soulage sur le moment. Mais le retard nourrit la culpabilité, et la culpabilité rend la tâche encore plus difficile à approcher. Le cercle se referme.
Cela arrive à l’approche des révisions comme au travail, devant un dossier délicat, une lettre à écrire ou une tâche sans échéance précise.
Ce qui aide
- Vous pardonner le retard. Les reproches ajoutent au malaise. Dans une étude auprès de 134 étudiants, ceux qui s’étaient le plus pardonné d’avoir repoussé leurs révisions avant un premier partiel ont moins procrastiné avant le suivant. Se pardonner, c’est reconnaître le retard sans en faire un jugement sur toute votre personne.
- Viser un tout premier geste. Plutôt que « finir le mémoire », « ouvrir le fichier et relire le dernier paragraphe ». Un début petit et imparfait est bien plus facile à faire qu’une tâche entière.
- Décider à l’avance de votre réponse. Préparez un plan de type « si… alors », qui dit quand, où et comment vous commencerez : « demain, après le petit-déjeuner, j’ouvre le chapitre trois à mon bureau ». Selon une méta-analyse de 94 tests, ces plans facilitent le démarrage.
- Préparer le terrain. Le support ouvert, le téléphone ailleurs, un temps de travail court et défini à l’avance : moins il reste de décisions à prendre au moment de commencer, plus le premier pas est simple.
Quand en parler à un médecin
Si vous repoussez presque tout, depuis longtemps, au point de mettre en jeu vos études, votre travail ou vos projets, ou si la procrastination s’accompagne d’une tristesse qui ne passe pas, d’un manque d’énergie ou d’une perte d’intérêt pour ce que vous aimiez, parlez-en à un médecin. De même si vos difficultés d’attention sont anciennes et se retrouvent partout. Les séances accompagnent la mise au travail au quotidien, à côté d’un bilan ou d’une prise en charge, jamais à leur place.
Comment la séance Onde s’y prend
La séance Se mettre au travail s’écoute juste avant la tâche, à votre bureau, avec ce dont vous avez besoin déjà prêt. Elle ne vous demande ni de vous motiver ni de tout finir. Elle s’appuie sur trois leviers : vous pardonner le temps passé, ramener l’exigence à un début modeste, et préparer à l’avance votre plan de démarrage. Vous vous y voyez faire les gestes concrets de votre vraie tâche, jamais la tâche terminée.
Elle se termine par un réveil tonique, tourné vers ce premier geste. Elle réunit la voix de l’hypnose et des techniques étudiées : la bienveillance envers soi, imaginer les étapes plutôt que le résultat, et les plans de type « si… alors ».
Rédaction Onde · mis à jour le 21 octobre 2026