Le guide
Ce qui se passe
Vous ouvrez votre cours. Une phrase résiste, un calcul bloque, et votre main trouve le téléphone avant que vous l’ayez décidé. Un message, une vidéo, une notification de plus. Quand vous relevez la tête, le fil est perdu, et il faut tout reprendre.
Ce geste n’a rien d’un manque de volonté. Il vient souvent au moment précis où la tâche devient difficile ou ennuyeuse : le téléphone offre un soulagement immédiat, toujours à portée de main. C’est le même ressort que la procrastination, en plus court : on fuit un instant le malaise de la tâche. Et chaque notification relance l’appel.
Cela concerne aussi l’ordinateur : l’onglet que l’on ouvre « juste pour vérifier », la messagerie qui clignote, la vidéo qui se lance toute seule à la fin de la précédente.
Ce qui aide
- Éloigner avant de commencer. Téléphone en silencieux, hors de portée, dans une autre pièce si possible ; notifications coupées sur l’ordinateur ; onglets inutiles fermés. C’est plus simple à décider avant de travailler qu’au milieu d’un passage difficile.
- Repérer le moment où vous décrochez. Remarquez ce qui précède le geste : une difficulté, un temps mort, une légère fatigue. Le reconnaître, sans vous juger, vous laisse le choix de la suite.
- Décider à l’avance de votre réponse. Préparez un plan de type « si… alors » pour ce moment-là : « si j’ai envie de regarder mes messages, alors je finis d’abord cet exercice ». Selon une méta-analyse de 94 tests, ces plans protègent l’effort des distractions. Regarder d’abord lucidement l’obstacle qui vous fait décrocher, puis préparer votre plan, aide aussi à atteindre vos objectifs.
- Prévoir le moment du téléphone. Décidez quand vous le regarderez : à la pause, pas avant. Vous n’avez plus à trancher à chaque vibration.
Quand en parler à un médecin
Si le temps passé sur les écrans vous échappe au point de déborder sur votre sommeil, vos études, votre travail ou vos relations, ou si vous vous sentez mal dès que vous n’y avez plus accès, parlez-en à un médecin. De même si vos difficultés d’attention sont anciennes et se retrouvent partout, même loin des écrans : un bilan peut être utile, et les séances accompagneront votre quotidien à côté.
Comment la séance Onde s’y prend
La séance Couper les distractions s’écoute avant une session de travail, téléphone en silencieux et posé loin. Elle vous aide à observer, sans vous juger, le moment où la main cherche une échappatoire, à laisser passer l’inconfort sans lui obéir, et à préparer en pensée votre réponse aux distractions qui vous happent le plus. Elle se termine par un réveil tonique, tourné vers votre travail.
Elle tient seule : vous pouvez l’écouter sans les autres séances du programme. Elle réunit la voix de l’hypnose et des techniques étudiées, au premier rang desquelles les plans de type « si… alors ».
Rédaction Onde · mis à jour le 21 octobre 2026