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Hypnose et science : sur quoi s’appuient les séances Onde

Chaque séance Onde assemble des techniques étudiées par la recherche, comme la respiration lente, l’imagerie guidée, la répétition mentale ou les plans « si… alors », et cite les études qui les portent. Cette page explique comment nous choisissons nos sources, résume ce que dit la recherche thème par thème et réunit toutes les études citées sur le site, avec un lien vers chaque publication.

Comment nous choisissons nos sources

Les synthèses d’abord. Une revue Cochrane, une méta-analyse ou une revue systématique pèse plus qu’une étude isolée : nous partons d’elles, puis des recommandations des autorités de santé. Une étude seule n’est citée que pour un point précis, et elle est présentée comme telle.

Des techniques étudiées, guidées par l’hypnose. Respiration lente, imagerie guidée, relâchement du corps, répétition mentale, rappel de ses valeurs, bienveillance envers soi, plans « si… alors » : chaque technique nommée sur une page séance renvoie à une étude publiée. La voix et le rythme de l’hypnose servent à les guider, l’une après l’autre.

L’hypnose et ses techniques, séparément. La plupart des essais sur l’hypnose portent sur des séances en direct, avec un praticien, et les études sur l’écoute d’un enregistrement seul sont plus rares. Nous précisons d’où vient chaque résultat, sans prêter à un audio ce qui a été mesuré en séance, et nous signalons les études qui ont testé des enregistrements, comme celle où des vétérans écoutaient des séances d’autohypnose.

Des fiches vérifiables. Chaque étude citée a sa fiche, plus bas : sa nature, sa taille, ses auteurs, son année, sa revue, son résultat en une phrase et un lien vers la publication. Les résumés sont rédigés par notre équipe à partir des résumés publiés, et la page est datée.

Aucun chiffre de réussite. Une taille d’effet n’est pas un taux de réussite, et une proportion d’études n’est pas une proportion de personnes. Vous ne trouverez sur Onde ni pourcentage de réussite, ni délai promis.

Ce que dit la recherche, thème par thème

L’hypnose est un champ de recherche établi. Une synthèse publiée en 2024 a réuni 49 méta-analyses parues depuis 2000, soit 261 études menées auprès de personnes ayant un problème de santé physique ou psychologique : face à un groupe de comparaison, plus de la moitié des effets mesurés étaient moyens ou grands. Les plus nets concernaient la douleur, les actes médicaux et les enfants, et seules neuf de ces méta-analyses étaient jugées de haute qualité (Rosendahl et al., 2024). Sur nos thèmes, les études sont moins nombreuses et leurs résultats plus partagés : les voici, étude par étude.

Dormir

L’appui le plus direct vient d’une technique : dans une étude, le temps d’une nuit, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, chez des personnes qui avaient du mal à s’endormir, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins pénibles qu’en l’absence de consigne (Harvey et Payne, 2002). Lever la pression de dormir peut aider aussi : selon une méta-analyse de 10 essais, la consigne paradoxale de rester éveillé au lit a réduit les difficultés d’endormissement et l’inquiétude de « réussir » à dormir, même si les auteurs demandent des études plus solides (Jansson-Fröjmark et al., 2022). Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement s’accompagne d’une sensation de détente et d’une baisse de l’anxiété (Zaccaro et al., 2018).

Pour l’hypnose elle-même, une revue de 24 études la juge prometteuse : un peu plus de la moitié rapportent un effet favorable, une tendance qui se maintient dans les études les moins exposées aux biais, avec peu d’effets indésirables. Les études restent petites et de qualité inégale, les auteurs en demandent de plus grandes et de meilleure qualité, et deux seulement testaient un enregistrement seul (Chamine et al., 2018). Dans l’une d’elles, en laboratoire, chez de jeunes femmes réceptives à l’hypnose, une suggestion écoutée avant une sieste a augmenté le sommeil lent, sans effet chez les personnes peu réceptives (Cordi et al., 2014). Une méta-analyse de 13 essais, pour la plupart de faible qualité, trouve un endormissement plus rapide qu’en liste d’attente, sans écart face à une séance factice (Lam et al., 2015). Les séances Onde réunissent la voix et le rythme de l’hypnose et les techniques à l’appui le plus direct : l’image qui occupe l’esprit et le souffle lent.

Quand les difficultés de sommeil durent depuis des mois, la recommandation européenne place en premier la TCC-I, un accompagnement cognitif et comportemental, et juge les études sur l’hypnose encore trop faibles pour la recommander (Riemann et al., 2023). Si vos difficultés surviennent au moins trois nuits par semaine depuis plus de trois mois, parlez-en à un médecin : les séances Onde sont pensées pour accompagner cette prise en charge, sans la remplacer.

Pour la sieste, les repères sont simples : de 10 à 20 minutes (Brooks et Lack, 2006), plutôt tôt dans l’après-midi (Dutheil et al., 2021), en évitant de dépasser une heure ou 16 h (HAS, 2006).

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Stress et lâcher-prise

La respiration lente a été largement étudiée : elle augmente la variabilité du rythme cardiaque, un marqueur de l’activité du système nerveux liée au repos (Laborde et al., 2022), et les exercices de respiration sont associés à une baisse modeste du stress ressenti (Fincham et al., 2023). Dans un essai randomisé, le soupir cyclique a amélioré l’humeur davantage que la méditation de pleine conscience (Yilmaz Balban et al., 2023). Les méthodes de relaxation sont associées à une baisse de l’anxiété (Manzoni et al., 2008), et regarder une situation avec plus de distance atténue l’intensité des émotions qu’elle provoque (Moran et Eyal, 2022). Lorsque la tension s’exprime par des démangeaisons, les approches psychologiques, notamment la relaxation et le remplacement du geste de grattage par un geste doux, ont réduit les réactions de démangeaison et de grattage sur 22 études menées auprès d’adultes ayant un problème de peau (Lavda et al., 2012).

Pour l’hypnose, une méta-analyse de 15 études (17 essais) observe une baisse de l’anxiété plus nette que dans les groupes de comparaison, encore présente au dernier suivi, et plus marquée quand l’hypnose s’ajoute à une autre approche psychologique (Valentine et al., 2019). Sur le stress de personnes en bonne santé, surtout des étudiants, six essais sur neuf observent une baisse du stress perçu ; les neuf essais, exploratoires, présentent tous un risque de biais élevé, et les auteurs jugent l’effet encore incertain (Fisch et al., 2017). Les séances Onde réunissent la voix de l’hypnose et les techniques les plus étudiées face au stress : la respiration lente, la relaxation et la prise de recul.

Voir les séances pour le stress et le lâcher-prise

Confiance en soi

Les programmes de bienveillance envers soi réduisent l’autocritique, la rumination et le stress, selon une méta-analyse de 27 essais randomisés (Ferrari et al., 2019). Se rappeler ses valeurs avant un message de santé aide à le recevoir et à changer de comportement, avec des effets petits mais fiables (Epton et al., 2015) ; dans une étude en laboratoire, cela a aussi réduit la production de cortisol face à une épreuve stressante (Creswell et al., 2005). S’imaginer en train d’agir aide à changer de comportement, surtout quand on imagine la version réussie (Cole et al., 2021), et la répétition mentale améliore la performance réelle, avec un effet modeste mais net (Toth et al., 2020). Prendre une pensée négative sur soi pour une simple pensée, sans la combattre, en réduit le crédit (Oppo et al., 2026).

Répéter des phrases flatteuses, à l’inverse, n’est pas une piste sûre : dans une étude, cela a laissé de moins bonne humeur les personnes qui doutaient le plus d’elles-mêmes (Wood et al., 2009), un effet que deux essais plus récents n’ont pas retrouvé. Nos séances n’en contiennent pas.

L’hypnose elle-même a été testée sur la confiance auprès de publics précis, avec des résultats encourageants : des footballeurs (Barker et al., 2010), des femmes après un cancer (Grégoire et al., 2021), des vétérans suivis pour une dépendance, qui écoutaient des enregistrements d’autohypnose, chez qui les auditeurs les plus réguliers, au moins trois à cinq fois par semaine, rapportaient le plus d’estime de soi (Pekala et al., 2004). D’où notre conseil d’écoute régulière.

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Arrêter de fumer

La recherche apporte d’abord des repères sur la démarche d’arrêt : les fumeurs qui préparent des plans « si… alors » arrêtent plus souvent, avec des résultats variables d’une étude à l’autre (McWilliams et al., 2019) ; les symptômes du manque sont surtout marqués la première semaine et durent généralement 2 à 4 semaines (Hughes, 2007), et une envie de fumer ne dure généralement que 2 à 3 minutes, selon Tabac Info Service. Observer l’envie sans lui obéir a fait fumer moins de cigarettes la semaine suivante, dans une étude auprès d’étudiants fumeurs (Bowen et Marlatt, 2009). Les substituts nicotiniques et l’accompagnement par un professionnel restent la base recommandée (HAS, 2014).

Pour l’hypnose, un essai récent est encourageant : auprès de 360 fumeurs, un programme de groupe fondé sur l’hypnose a donné, un an après, les mêmes résultats d’arrêt durable qu’un programme cognitif et comportemental ; en tenant compte de la réceptivité à l’hypnose, le programme cognitif et comportemental a toutefois donné davantage d’arrêts sur sept jours (Batra et al., 2024). La revue Cochrane de référence ne permet pas de dire si l’hypnose aide davantage que d’autres accompagnements, ni même qu’un arrêt sans aide, et un éventuel bénéfice serait au mieux faible ; ajoutée à d’autres aides, elle a toutefois donné un résultat favorable sur cinq études regroupées, à prendre avec prudence en raison de leur risque de biais (Barnes et al., 2019). Pour la HAS, son intérêt n’est pas établi, mais rien ne s’oppose à y recourir en plus des méthodes recommandées (HAS, 2014). En France, le 39 89 vous met gratuitement en relation avec un tabacologue. C’est la place que lui donne Onde : un soutien de plus, à côté de vos substituts et d’un professionnel.

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Phobies

Face aux phobies spécifiques, la recherche est nette. Sur 33 essais randomisés, les approches fondées sur l’exposition à ce qui fait peur ont eu de grands effets par rapport à l’absence d’accompagnement, quel que soit le type de phobie, et ont fait mieux qu’un placebo et que les autres approches psychologiques ; dans ces essais, plus les séances étaient nombreuses, plus les résultats étaient favorables (Wolitzky-Taylor et al., 2008). L’exposition en situation réelle a fait mieux que l’exposition en imagination ou virtuelle en fin de parcours, un écart qui ne se retrouvait plus au suivi. Elle a pourtant un prix : selon une revue des études publiées de 1960 à 2005, beaucoup de personnes la refusent ou l’interrompent, et les auteurs appellent des approches plus faciles à accepter (Choy et al., 2007). S’approcher d’abord en imagination, chez soi et à son rythme, offre cette marche d’accès : un entraînement qui prépare au réel et se répète aussi souvent que nécessaire.

Deux travaux éclairent la façon de s’exposer. Une revue consacrée à l’exposition la décrit comme un nouvel apprentissage de sécurité, qui s’ajoute à l’ancienne peur sans l’effacer : la baisse de la peur pendant l’exercice ne prédit pas le résultat à distance, et plusieurs leviers peuvent renforcer cet apprentissage, comme varier les situations ou mettre des mots sur ce que l’on ressent (Craske et al., 2014). Ce dernier levier a été mesuré. Chez 88 personnes qui avaient peur des araignées, exposées à une vraie araignée, nommer sa peur avec ses propres mots, même négatifs, a davantage réduit la réaction physique une semaine plus tard, face à une autre araignée, que chercher à voir la situation autrement, se distraire ou s’exposer sans consigne. La peur déclarée, elle, n’a pas différé entre les groupes, et les auteurs appellent des études plus grandes et plus longues (Kircanski et al., 2012). Onde en tire deux partis pris : ne jamais vous demander de ne plus rien ressentir, et vous inviter à nommer simplement ce qui se passe en vous, plutôt qu’à le combattre ou à vous en détourner.

Pour l’hypnose face à la peur de l’avion, une étude ancienne a suivi 178 personnes accompagnées par une seule séance de 45 minutes, qui associait l’hypnose à une autre façon de voir le vol. De six mois à dix ans et demi plus tard, celles qui étaient réceptives à l’hypnose ont rapporté un effet favorable plus de deux fois et demie plus souvent que les personnes peu réceptives (Spiegel et al., 1981). Cette étude d’observation n’avait pas de groupe de comparaison et reposait sur ce que les participants rapportaient ; son résultat dépend nettement de la réceptivité de chacun, et elle portait sur une séance en direct, pas sur un enregistrement. Onde en garde l’idée centrale, la souplesse plutôt que le contrôle, et l’associe à l’exposition graduée : la voix et le rythme de l’hypnose guident cette approche pas à pas, pour une écoute chez vous.

Quand une peur empêche de voyager, de recevoir des soins ou de vivre normalement, ou qu’elle suit un événement traumatisant, c’est avec un médecin ou un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC) qu’elle se travaille : il peut accompagner l’exposition jusqu’à la situation réelle, et l’écoute peut préparer ou prolonger ce travail.

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Ménopause

Sur les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes de la ménopause, l’hypnose clinique dispose d’essais randomisés directs, où l’écoute quotidienne d’un enregistrement faisait partie du protocole. Dans un essai mené auprès de 187 femmes ménopausées ayant au moins sept bouffées de chaleur par jour, cinq séances hebdomadaires fondées sur des images mentales de fraîcheur, accompagnées d’un enregistrement d’autohypnose à écouter chaque jour, ont davantage réduit la fréquence des bouffées déclarées et de celles mesurées sur la peau à 12 semaines qu’un suivi d’écoute structurée de même durée, et ont amélioré le sommeil (Elkins et al., 2013). L’essai associait toutefois cinq séances avec un praticien à l’enregistrement quotidien : il ne mesure pas l’effet d’un audio écouté seul. Sur cette base, la société nord-américaine de la ménopause retient l’hypnose clinique et les approches cognitives et comportementales parmi les démarches non hormonales appuyées par le niveau de preuve le plus élevé (The North American Menopause Society, 2023).

Deux autres essais éclairent le sommeil et le vécu quotidien. Chez 90 femmes ménopausées dont le sommeil était perturbé, l’écoute quotidienne d’un enregistrement d’autohypnose pendant trois à cinq semaines a été associée à une amélioration de la qualité et de la durée du sommeil, que le suivi se fasse par téléphone ou en personne ; l’étude comparait différentes durées et modalités de suivi, sans groupe témoin inactif (Elkins et al., 2021). Par ailleurs, auprès de 140 femmes gênées par des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes, une approche cognitive et comportementale de quatre semaines, suivie en groupe ou chez soi avec un livret et un audio, a davantage réduit la gêne ressentie à 6 et 26 semaines que les soins habituels seuls, sans réduire la fréquence mesurée sur la peau (Ayers et al., 2012). Nos séances réunissent ces deux leviers : l’imagerie de fraîcheur et le souffle lent d’un côté, l’apaisement de l’agacement ou de la gêne quand la vague monte de l’autre.

Ces séances accompagnent votre confort en complément d’un suivi médical ou gynécologique, jamais à sa place : elles n’agissent pas sur les hormones et ne remplacent pas ce que vous a prescrit votre médecin.

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Concentration et études

La procrastination se comprend d’abord comme une affaire d’émotions : on repousse une tâche pour apaiser tout de suite le malaise qu’elle provoque, et c’est le soi de plus tard qui en paie le prix (Sirois et Pychyl, 2013). Chez 134 étudiants, ceux qui s’étaient le plus pardonné d’avoir repoussé leurs révisions ont moins procrastiné avant le partiel suivant ; c’est une étude d’observation, qui établit un lien et non une cause (Wohl et al., 2010). Sur 12 essais randomisés, les accompagnements psychologiques ont réduit la procrastination, avec un effet faible et variable d’une étude à l’autre, et moyen pour les approches cognitives et comportementales, étudiées dans trois essais (Rozental et al., 2018). Décider à l’avance de sa réponse, sous la forme « si telle situation se présente, alors je fais ceci », aide à atteindre ses objectifs avec un effet moyen à fort sur 94 tests (Gollwitzer et Sheeran, 2006). Associé au fait de regarder lucidement son principal obstacle, l’effet est faible à moyen, plus net quand un intervenant guide l’exercice que lorsqu’il passe par un document, dont un enregistrement se rapproche, et les auteurs signalent un biais de publication qui pourrait le surestimer (Wang et al., 2021). Des étudiants qui s’imaginaient réviser étape par étape, les jours précédant un partiel, ont davantage révisé et obtenu de meilleures notes que ceux qui s’imaginaient seulement la bonne note (Pham et Taylor, 1999). De courtes pauses entre deux tâches augmentent la vitalité et réduisent la fatigue, avec de petits effets ; leur effet sur la performance n’est net que pour les tâches peu exigeantes (Albulescu et al., 2022). Les séances Onde réunissent ces appuis sous la voix de l’hypnose : un démarrage allégé, des réponses préparées à l’avance, les étapes plutôt que la note, et une vraie pause entre deux blocs.

Pour l’hypnose, une méta-analyse de 15 études porte sur l’anxiété en général, pas sur celle des examens : l’anxiété y a baissé davantage avec l’hypnose que dans les groupes de comparaison, et plus nettement quand l’hypnose s’ajoutait à une autre approche psychologique (Valentine et al., 2019). Dans l’éducation, une revue rapporte qu’une induction détendue, yeux fermés, gênait la lecture et les examens passés sous hypnose, alors qu’une induction alerte, yeux ouverts, avec des suggestions adaptées, a permis à des étudiants d’améliorer nettement leur compréhension en lecture et leurs résultats (Wark, 2011). Les séances Onde s’écoutent yeux fermés, avant le travail et non pendant : ce n’est pas l’hypnose alerte de ces travaux, mais leur réveil s’en inspire, tonique et tourné vers la tâche, pour vous rendre à votre travail l’esprit clair.

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Habitudes et écrans

Pour les gestes répétitifs, l’approche la mieux étayée est l’inversion d’habitude. Sur 18 études réunissant 575 participants, elle a eu un effet de grande ampleur par rapport aux conditions de comparaison, sur des gestes très variés, de se ronger les ongles et des habitudes mêlant la bouche et les doigts jusqu’aux tics et au bégaiement, et cet effet se retrouvait dans plusieurs variantes de la méthode et auprès de publics très divers (Bate et al., 2011). Elle remonte à une étude fondatrice : 12 personnes aux gestes variés, dont se ronger les ongles et s’arracher les cils, ont appris en une seule rencontre à repérer chaque occurrence de leur geste et à pratiquer un mouvement inverse ; selon les auteurs, le geste avait presque disparu dès le premier jour et n’était pas revenu pendant le suivi chez les 11 personnes qui avaient suivi les consignes, mais l’étude n’avait pas de groupe de comparaison (Azrin et Nunn, 1973). Les séances Onde en reprennent les deux piliers, repérer le geste dès son départ et offrir aux mains un geste calme à la place, guidés par la voix, sans prêter à une écoute ce qui a été mesuré dans ces études.

Le découplage, une variante pensée pour l’auto-assistance, a été testé chez 72 personnes qui se rongeaient beaucoup les ongles, recrutées sur des forums d’entraide. Après quatre semaines, elles résistaient mieux à l’envie qu’un groupe qui pratiquait la relaxation musculaire progressive, et jugeaient leurs ongles nettement moins abîmés ; sur l’échelle principale, l’écart n’atteignait qu’une tendance statistique (Moritz et al., 2011). Ces résultats reposent sur ce que les participants rapportaient eux-mêmes, sans suivi au-delà de quatre semaines, et les auteurs reconnaissent des limites de méthode. Onde en garde l’idée qu’un geste se détourne plus facilement qu’il ne se retient, et l’intègre au geste de remplacement que les séances font pratiquer.

Pour les cheveux et la peau, deux synthèses vont dans le même sens. Sur 24 essais randomisés réunissant 857 personnes qui s’arrachaient les cheveux de façon répétée, l’approche comportementale fondée sur l’inversion d’habitude a montré le bénéfice le plus important de toutes les approches étudiées (Farhat et al., 2020). Chez des personnes qui s’abîmaient la peau à force de la gratter ou de la triturer, une revue de 11 études a observé que la gêne diminuait pendant ces essais courts dans tous les groupes, groupes de comparaison compris, et que seules les approches comportementales faisaient mieux que des conditions inactives ; les auteurs appellent des essais plus grands et des approches comportementales plus faciles d’accès (Schumer et al., 2016). C’est le pari des séances : rendre l’entraînement au repérage et au geste de remplacement accessible chez soi, aussi souvent que nécessaire.

Installer une habitude nouvelle demande du temps, et ce temps varie beaucoup. Dans une étude, 96 volontaires recrutés à l’université ont répété chaque jour, au même moment, un geste de santé de leur choix pendant 12 semaines, en notant chaque jour à quel point il leur semblait automatique. Le modèle n’a pu décrire de façon fiable la progression que pour 39 d’entre eux, moins de la moitié de ceux qui avaient fourni assez de données : chez eux, il a estimé qu’il fallait de 18 à 254 jours, 66 en médiane, pour atteindre presque le plafond de l’automatisme. L’étude durant 84 jours, les durées les plus longues sont des projections. Manquer une seule occasion n’a fait baisser l’automatisme que très peu, et sans effet durable (Lally et al., 2010). Décider à l’avance quand, où et comment agir aide à passer à l’action, avec un effet moyen à grand sur 94 tests (Gollwitzer et Sheeran, 2006), et s’imaginer en train d’agir aide aussi, surtout quand on imagine la version réussie (Cole et al., 2021). D’où les partis pris d’Onde : aucune date à tenir, un repère quotidien choisi à l’avance, et un écart toujours dédramatisé, pour reprendre dès le lendemain.

Quand un geste abîme la peau, les ongles ou les cheveux de façon importante, ou qu’il fait souffrir, c’est avec un médecin ou un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC) qu’il se travaille : l’inversion d’habitude fait partie de leurs outils, et l’écoute peut accompagner ce travail.

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Acouphènes

Sur les acouphènes chroniques, les synthèses les plus solides portent sur les approches cognitives et comportementales et sur l’habituation sonore. Selon une revue Cochrane réunissant 28 essais randomisés et 2 733 adultes qui vivaient avec des acouphènes depuis au moins trois mois, ces approches réduisent en fin de parcours le poids des acouphènes sur la qualité de vie par rapport à l’absence d’accompagnement et aux soins audiologiques courants, et réduisent légèrement les symptômes dépressifs associés ; elles ne modifient pas l’intensité physique du son perçu, et le niveau de certitude des études varie de faible à modéré selon les comparaisons (Fuller et al., 2020). Dans un essai randomisé mené aux Pays-Bas auprès de 492 adultes, un parcours spécialisé associant rééducation de l’écoute, relaxation et approche cognitive et comportementale a davantage amélioré la qualité de vie et davantage réduit la sévérité et le handicap liés aux acouphènes sur douze mois que les soins habituels (Cima et al., 2012).

Deux travaux éclairent par ailleurs le rôle du corps et de l’autohypnose. Une revue consacrée aux acouphènes somatosensoriels décrit les connexions nerveuses entre les voies auditives et les muscles de la mâchoire, de la tête et du cou : chez une part importante des personnes concernées, les tensions de l’articulation temporo-mandibulaire et de la région cervicale modulent la perception du son, et leur prise en charge peut contribuer à atténuer la gêne (Ralli et al., 2017). Du côté de l’hypnose, un essai comparatif mené auprès de 45 hommes souffrant d’acouphènes chroniques liés à un traumatisme sonore a comparé l’autohypnose, avec remise d’une cassette audio à réécouter au besoin, le masquage sonore et l’écoute attentive : l’autohypnose a réduit la sévérité déclarée des acouphènes, l’écoute attentive a apporté un soulagement partiel et le masquage n’a pas eu d’effet significatif (Attias et al., 1993). En revanche, dans un essai randomisé auprès de 86 personnes comparant trois séances d’hypnothérapie à une séance de conseil audiologique, l’hypnothérapie n’a pas fait mieux que le conseil sur l’intensité mesurée de l’acouphène ni sur les scores de sévérité, même si davantage de participants du groupe hypnose ont rapporté une impression générale d’amélioration, sans que l’essai permette de séparer l’effet propre de l’hypnose du temps passé avec le praticien (Mason, Rogerson et Butler, 1996). Nos séances en tirent une ligne claire : ne jamais promettre d’éteindre l’acouphène ni d’en baisser le volume physique, et guider par la voix les leviers les mieux étayés, le relâchement de la mâchoire et de la nuque, l’ouverture de l’écoute et la baisse de la vigilance autour du son.

Un acouphène demande toujours un bilan médical et ORL préalable, et un avis médical rapide s’il est apparu brusquement, s’il ne touche qu’une seule oreille, s’il bat au rythme du pouls ou s’il s’accompagne de vertiges ou d’une baisse d’audition : les séances Onde viennent accompagner ce suivi médical, jamais le remplacer.

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Soins et examens

L’hypnose a été largement étudiée autour des actes médicaux. Sur 34 essais randomisés réunissant 2 597 adultes qui passaient une intervention chirurgicale ou un acte médical, l’hypnose, proposée avant, pendant ou après l’acte, en direct ou par un enregistrement, et ajoutée aux soins habituels, a réduit la détresse émotionnelle, la douleur et la consommation de médicaments, et favorisé la récupération, par rapport aux soins habituels seuls ou à un accompagnement de même durée sans hypnose. Les auteurs jugent toutefois limitée la validité interne de ces essais et appellent des essais de meilleure qualité pour étayer des résultats qu’ils disent prometteurs (Tefikow et al., 2013). Le format compte aussi. Sur 26 essais randomisés menés autour d’une opération, l’hypnose et les suggestions ont réduit l’anxiété et la douleur après l’opération ; l’analyse principale ne montrait pas d’écart entre une présentation en direct et un enregistrement, mais sur l’anxiété, seules l’hypnose et la présentation en direct ont résisté aux analyses de sensibilité, et les auteurs, qui jugent les preuves encore faibles en raison de biais possibles, conseillent l’hypnose en direct tant que l’effet des enregistrements n’est pas mieux établi (Kekecs et al., 2014). Onde ne prête donc pas à une écoute ce qui a été mesuré en direct, au bloc ou en salle d’examen : les séances se placent surtout avant le rendez-vous, chez vous, comme une préparation, et, pour une opération, aux moments où l’on est seul avec l’attente.

Lors de soins dentaires, sur 29 essais randomisés réunissant 2 886 adultes qui recevaient des soins sous anesthésie locale ou générale, les approches non médicamenteuses (hypnose, information renforcée, relaxation, musique, approches cognitives et comportementales) ont réduit la détresse ressentie par rapport aux soins habituels ou à un accompagnement de même durée, sans effet net sur la douleur ni sur les antalgiques. Les effets les plus marqués étaient ceux de l’hypnose, mais l’écart entre les types d’approches n’était pas significatif, les résultats variaient beaucoup d’une étude à l’autre, et les effets étaient plus grands dans les études les moins exposées aux biais ; les auteurs appellent des essais de grande qualité (Burghardt et al., 2018). Dans les cinq essais d’hypnose de cette méta-analyse, l’hypnose passait par un enregistrement écouté pendant le soin. Une revue de 19 essais consacrée à l’anxiété et à la peur des soins dentaires chez l’adulte trouve le plus d’appuis pour les approches cognitives et comportementales, y compris sous la forme d’une séance unique ; la diversité des méthodes n’a permis de regrouper que cinq études sur l’hypnose, aux résultats contrastés, certaines avec un effet net, d’autres avec un effet faible, voire légèrement défavorable. Les auteurs jugent l’hypnose prometteuse et appellent des mesures plus homogènes (Wolf et al., 2022). Les séances Onde réunissent la voix de l’hypnose, le relâchement du corps et une approche progressive des soins en imagination, pour arriver au cabinet plus détendu.

Face au sang, aux injections et aux blessures, la peur s’accompagne souvent d’une réaction propre : après une courte accélération, la tension et le rythme du cœur peuvent baisser d’un coup, jusqu’au malaise. La méthode recommandée est la tension appliquée, qui associe la contraction des grands muscles à l’approche de ce qui fait peur. Une revue critique n’a trouvé que cinq études contrôlées, toutes issues de la même équipe de recherche et de petite taille : la tension appliquée y a fait mieux que les autres approches, dont la relaxation, sur l’anxiété ressentie, l’évitement et les malaises pendant l’exposition, mais l’exposition seule a le plus progressé sur les questionnaires, la tension appliquée n’a pas fait mieux sur les mesures physiologiques, et les personnes progressaient de la même façon qu’elles soient sujettes au malaise ou non. Les auteurs appellent des études qui distinguent ces deux profils (Ayala et al., 2009). Une revue de 11 essais consacrée aux personnes qui ont très peur des aiguilles va dans le même sens : s’approcher progressivement de ce qui fait peur, en situation réelle ou en imagination, a réduit la peur chez l’enfant comme chez l’adulte, même si chez l’adulte l’effet de l’exposition en situation réelle ne se retrouvait plus un an après ; dans le seul essai qui la comparait à l’exposition seule, auprès de 20 adultes, la tension appliquée a réduit les malaises, juste après et un an plus tard (McMurtry et al., 2015). D’où le parti pris d’Onde pour les piqûres : la tension appliquée plutôt que la détente profonde, et une approche progressive en imagination, pour vous préparer chez vous.

Avant une IRM, une revue de 21 études menées auprès d’adultes a évalué plusieurs façons de réduire la peur, l’anxiété, la sensation d’enfermement et le besoin de sédation : aménagement de l’appareil, approches cognitives et comportementales, examen à plat ventre, information, parfum diffusé, formation de l’équipe. Toutes ont eu un certain effet favorable, et les auteurs invitent les équipes à choisir parmi elles (Munn et Jordan, 2013). Les séances Onde reprennent ce qui se prépare chez soi : savoir comment se passe l’examen, un souffle lent, et une approche progressive en imagination, l’exposition graduée ayant les appuis les plus solides face aux peurs précises (Wolitzky-Taylor et al., 2008).

Autour des opérations elles-mêmes, la mise à jour de cette méta-analyse, sur 50 essais randomisés et 4 269 adultes opérés, retrouve des effets sur la détresse psychologique, la douleur, la consommation de médicaments, la récupération et la durée de l’intervention, mais les résultats varient beaucoup d’un essai à l’autre sans que l’on sache pourquoi, ce qui limite leur portée générale (Holler et al., 2021). Une méta-analyse plus ancienne, sur 20 études contrôlées, ne trouvait pas d’écart net selon que l’entrée en hypnose était guidée en direct ou par une cassette audio (Montgomery et al., 2002). Les essais sur l’écoute elle-même vont dans des sens variés. Chez 50 femmes qui se préparaient à une réduction mammaire, l’écoute quotidienne d’un enregistrement d’hypnose, dont les suggestions visaient la nausée, pendant les jours précédant l’opération a été suivie de moins de vomissements, de nausées et d’antalgiques (Enqvist et al., 1997). Chez 60 personnes qui allaient se faire retirer des dents de sagesse, une semaine d’écoute a limité la montée de l’anxiété avant l’intervention, mais ce groupe a eu davantage d’épisodes de vomissement, sans explication apparente (Ghoneim et al., 2000). Auprès de 138 femmes opérées en cancérologie gynécologique, l’écoute d’un enregistrement d’autohypnose en salle d’attente a été bien acceptée et l’anxiété a baissé juste après l’écoute, mais la douleur et la consommation d’opioïdes après l’opération n’ont pas différé, et l’essai a été arrêté faute de pouvoir montrer un effet sur la douleur (Iniesta et al., 2025). Un résultat souvent cité, celui de 200 femmes opérées du sein qui ont eu moins de douleur, de nausées et de fatigue, venait d’une séance de 15 minutes menée en direct par un psychologue, pas d’un enregistrement (Montgomery et al., 2007).

La musique a des appuis plus réguliers autour d’une opération. Selon une revue Cochrane de 26 essais, tous fondés sur de la musique enregistrée, l’écoute avant une intervention a davantage réduit l’anxiété préopératoire que la prise en charge habituelle seule, mais la plupart des essais présentent un risque de biais élevé (Bradt, Dileo et Shim, 2013). Sur 73 essais randomisés auprès d’adultes opérés, la musique écoutée avant, pendant ou après l’intervention a réduit la douleur et l’anxiété après l’opération et la consommation d’antalgiques, sans changer la durée d’hospitalisation (Hole et al., 2015). L’imagerie guidée proposée avant une intervention a réduit chez l’adulte l’anxiété de fond et, faiblement, la douleur après l’opération, mais pas significativement l’anxiété du moment, sur huit essais seulement (Álvarez-García et Yaban, 2020). Enfin, un sommeil perturbé est fréquent autour d’une opération : environ six personnes hospitalisées sur dix l’avaient à l’évaluation qui la précède (Butris et al., 2023). Pour une opération, Onde en garde trois principes : ne jamais prêter à une écoute ce qui a été mesuré avec un praticien, ne rien promettre sur la douleur, les nausées ou la récupération, et offrir une voix disponible la veille au soir, pendant l’attente du jour même et dans les jours qui suivent.

Ces séances préparent un soin ou accompagnent une opération : elles ne remplacent ni une anesthésie, ni une prémédication, ni un examen, ni l’avis de votre médecin ou de votre dentiste, et les consignes de l’équipe passent toujours avant. Quand une peur empêche de recevoir des soins nécessaires, ou qu’elle suit un soin vécu comme traumatisant, un médecin ou un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC) peut l’accompagner jusqu’à la situation réelle.

Voir le thème Soins et examens

Poids et alimentation

Sur la façon de manger, l’hypnose dispose d’un essai randomisé mené en France, qui porte sur le comportement alimentaire. À l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, 82 adultes avec une obésité et une forte désinhibition alimentaire, c’est-à-dire une tendance marquée à manger sous le coup d’une émotion ou d’une sollicitation, ont tous suivi une éducation nutritionnelle en huit rencontres ; l’un des deux groupes a reçu en plus huit séances d’hypnose ericksonienne, avec l’apprentissage de l’autohypnose. Huit mois plus tard, la désinhibition, mesurée par questionnaire, avait nettement plus baissé dans le groupe hypnose. Sur le poids, critère secondaire, l’écart entre les groupes n’était pas concluant et reste à vérifier. Les séances d’hypnose avaient lieu à l’hôpital, en plus de l’éducation nutritionnelle : l’essai mesure ce format, pas une écoute audio seule, et les auteurs rappellent que les études sur l’hypnose dans ce domaine ne permettent pas encore de conclusion définitive (Delestre et al., 2022). Ce résultat sur la désinhibition rejoint le parti pris d’Onde : travailler la façon dont on accueille l’envie, plutôt que le contenu de l’assiette.

Les séances Onde réunissent, en audio, la voix de l’hypnose et des techniques étudiées sur l’envie de manger et sur le regard porté sur soi. Chez des femmes, étudiantes pour la plupart, à qui l’on avait donné envie d’un aliment, imaginer une scène ou une odeur a fait davantage baisser cette envie qu’imaginer des sons, dans trois expériences (Kemps et Tiggemann, 2007). Regarder une situation avec plus de distance atténue l’intensité des émotions qu’elle provoque (Moran et Eyal, 2022), et les programmes de bienveillance envers soi réduisent l’autocritique et la rumination (Ferrari et al., 2019). Les séances ne visent ni le poids ni un régime : elles vous offrent un temps pour écouter la faim, accueillir l’envie et choisir votre réponse.

Ces séances ne remplacent ni un avis médical, ni un suivi diététique, ni un accompagnement spécialisé. Quand la nourriture fait souffrir depuis longtemps, avec des restrictions ou des crises qui reviennent, un médecin peut orienter vers un accompagnement adapté, que les séances peuvent compléter.

Voir le thème Poids et alimentation

Mis à jour le 30 octobre 2026.

Toutes les études citées

94 publications, vérifiées sur leur source, rangées par thème : des synthèses (revues Cochrane, méta-analyses) vers les études isolées.

Dormir

  • Méta-analyse12 études, 659 participants

    Oppo et al., 2026, Journal of Contextual Behavioral Science

    Dans des expériences en laboratoire, prendre ses pensées pour de simples pensées, sans les combattre, a réduit le crédit accordé aux pensées négatives sur soi et l’inconfort qu’elles provoquaient.

    Defusion techniques on self-referential thought in laboratory-based experimental research: A meta-analysis of believability and discomfort outcomes

  • Méta-analyse10 essais

    Jansson-Fröjmark et al., 2022, Journal of Sleep Research

    Sur 10 essais, la consigne paradoxale de rester éveillé au lit, plutôt que de chercher à dormir, a réduit les difficultés d’endormissement, les réveils et l’inquiétude de « réussir » à dormir ; les auteurs demandent des études plus solides.

    Paradoxical intention for insomnia: A systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse11 études, 381 participants

    Dutheil et al., 2021, International Journal of Environmental Research and Public Health

    Sur 11 études, une sieste l’après-midi a légèrement amélioré les performances intellectuelles, surtout la vigilance, avec un avantage pour les siestes prises tôt, avant 13 h.

    Effects of a Short Daytime Nap on the Cognitive Performance: A Systematic Review and Meta-Analysis

  • Méta-analyse13 essais, 502 participants

    Lam et al., 2015, Complementary Therapies in Medicine

    Comparée à une liste d’attente, l’hypnose a raccourci le temps d’endormissement, mais elle n’a pas fait mieux qu’une séance factice, et la plupart des essais étaient de faible qualité.

    Hypnotherapy for insomnia: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Revue systématique24 études

    Chamine et al., 2018, Journal of Clinical Sleep Medicine

    Sur 24 études, un peu plus de la moitié rapportent un effet favorable de l’hypnose sur le sommeil, une tendance qui se maintient dans les études les moins exposées aux biais. Les auteurs la jugent prometteuse, avec peu d’effets indésirables, et demandent des études plus grandes et de meilleure qualité ; deux seulement testaient un enregistrement seul.

    Hypnosis Intervention Effects on Sleep Outcomes: A Systematic Review

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Étude expérimentale70 participantes

    Cordi et al., 2014, Sleep

    En laboratoire, chez de jeunes femmes en bonne santé réceptives à l’hypnose, un enregistrement suggérant de dormir « plus profondément » avant une sieste a augmenté le sommeil lent ; l’effet était absent chez les personnes peu réceptives.

    Deepening sleep by hypnotic suggestion

  • Étude expérimentale24 participants

    Brooks et Lack, 2006, Sleep

    Après une nuit écourtée, une sieste de 10 minutes a amélioré tout de suite la vigilance et les performances, une sieste de 20 minutes après un court délai, alors qu’une sieste de 30 minutes a d’abord laissé moins alerte.

    A brief afternoon nap following nocturnal sleep restriction: which nap duration is most recuperative?

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

  • Recommandation officielle

    Riemann et al., 2023, Journal of Sleep Research

    La recommandation européenne place en premier choix, chez l’adulte dont les difficultés de sommeil durent, une thérapie cognitive et comportementale (TCC-I) ; elle juge les études sur l’hypnose de qualité encore trop faible pour la recommander.

    The European Insomnia Guideline: An update on the diagnosis and treatment of insomnia 2023

  • Recommandation officielle

    OMS Europe, 2018, Organisation mondiale de la santé, bureau régional de l’Europe

    L’OMS recommande de réduire le bruit de la circulation routière la nuit sous 45 décibels en moyenne, mesurés à l’extérieur, celui des trains sous 44 et celui des avions sous 40 : au-delà, ce bruit est associé à des effets néfastes sur le sommeil.

    Environmental noise guidelines for the European Region

  • Recommandation officielle

    HAS, 2006, Haute Autorité de santé et SFTG

    La Haute Autorité de santé conseille d’éviter les siestes longues, de plus d’une heure, ou trop tardives, après 16 h.

    Prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie en médecine générale

  • Source officielle

    Anses, 2016, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

    L’Anses classe comme avérés les effets du travail de nuit sur la somnolence, sur la qualité du sommeil et sur la réduction du temps de sommeil total.

    Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit

Stress et lâcher-prise

  • Méta-analyse12 études, 659 participants

    Oppo et al., 2026, Journal of Contextual Behavioral Science

    Dans des expériences en laboratoire, prendre ses pensées pour de simples pensées, sans les combattre, a réduit le crédit accordé aux pensées négatives sur soi et l’inconfort qu’elles provoquaient.

    Defusion techniques on self-referential thought in laboratory-based experimental research: A meta-analysis of believability and discomfort outcomes

  • Méta-analyse12 essais randomisés, 785 participants

    Fincham et al., 2023, Scientific Reports

    Sur 12 essais randomisés, les exercices de respiration ont été associés à un stress ressenti plus faible que dans les groupes de comparaison : un effet modeste, plus net avec une respiration lente.

    Effect of breathwork on stress and mental health: A meta-analysis of randomised-controlled trials

  • Méta-analyse223 études

    Laborde et al., 2022, Neuroscience & Biobehavioral Reviews

    Sur 223 études, respirer lentement augmente la variabilité du rythme cardiaque, un marqueur de l’activité du système nerveux liée au repos, surtout pendant l’exercice lui-même.

    Effects of voluntary slow breathing on heart rate and heart rate variability: A systematic review and a meta-analysis

  • Méta-analyse2 méta-analyses

    Moran et Eyal, 2022, Personality and Social Psychology Review

    Regarder une situation avec plus de distance atténue l’intensité des émotions ressenties, surtout celle des émotions de base comme la peur ou la colère.

    Emotion Regulation by Psychological Distance and Level of Abstraction: Two Meta-Analyses

  • Méta-analyse15 études, 17 essais

    Valentine et al., 2019, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis

    Les participants qui suivaient des séances d’hypnose ont vu leur anxiété baisser davantage que ceux des groupes de comparaison, un écart encore présent au dernier suivi, et plus net quand l’hypnose s’ajoutait à une autre approche psychologique.

    The Efficacy of Hypnosis as a Treatment for Anxiety: A Meta-Analysis

  • Méta-analyse12 études

    McWilliams et al., 2019, Health Psychology

    Sur 12 études, les fumeurs invités à préparer des plans « si… alors » ont plus souvent arrêté de fumer, avec des résultats variables d’une étude à l’autre.

    Beyond "planning": A meta-analysis of implementation intentions to support smoking cessation

  • Méta-analyse22 études, 906 participants

    Lavda et al., 2012, British Journal of Dermatology

    Sur 22 études menées auprès d’adultes ayant un problème de peau, les approches psychologiques, notamment l’inversion d’habitude et la relaxation, ont réduit les réactions de démangeaison et de grattage, avec un effet moyen à grand.

    A meta-analysis of the effectiveness of psychological interventions for adults with skin conditions

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Revue systématique3 études

    Hopper et al., 2019, JBI Database of Systematic Reviews and Implementation Reports

    Les trois études retenues observent une baisse de marqueurs du stress après des exercices de respiration abdominale ; elles sont encore trop peu nombreuses pour être regroupées.

    Effectiveness of diaphragmatic breathing for reducing physiological and psychological stress in adults: a quantitative systematic review

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue systématique9 essais randomisés, 365 participants

    Fisch et al., 2017, BMC Complementary and Alternative Medicine

    Six essais sur neuf observaient une baisse du stress perçu avec l’hypnose, chez des personnes en bonne santé, surtout des étudiants ; tous présentaient un risque de biais élevé, et les auteurs jugent l’effet encore incertain.

    Hypnosis in patients with perceived stress: a systematic review

  • Essai randomisé108 participants

    Yilmaz Balban et al., 2023, Cell Reports Medicine

    Chez 108 adultes, cinq minutes par jour de soupir cyclique pendant un mois ont davantage amélioré l’humeur et ralenti la respiration que la méditation de pleine conscience ; l’anxiété a baissé dans tous les groupes.

    Brief structured respiration practices enhance mood and reduce physiological arousal

  • Étude expérimentale30 participants

    Lieberman et al., 2007, Psychological Science

    Mettre un mot sur l’émotion exprimée par un visage a atténué la réaction d’une zone du cerveau impliquée dans les émotions, l’amygdale.

    Putting feelings into words: affect labeling disrupts amygdala activity in response to affective stimuli

  • Étude expérimentale261 participants

    Pekala et al., 2004, American Journal of Clinical Hypnosis

    Parmi des vétérans suivis pour l’alcool ou les drogues, ceux qui écoutaient des enregistrements d’autohypnose au moins trois à cinq fois par semaine rapportaient le plus d’estime de soi et de sérénité.

    Self-hypnosis relapse prevention training with chronic drug/alcohol users: effects on self-esteem, affect, and relapse

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

Confiance en soi

  • Méta-analyse12 études, 659 participants

    Oppo et al., 2026, Journal of Contextual Behavioral Science

    Dans des expériences en laboratoire, prendre ses pensées pour de simples pensées, sans les combattre, a réduit le crédit accordé aux pensées négatives sur soi et l’inconfort qu’elles provoquaient.

    Defusion techniques on self-referential thought in laboratory-based experimental research: A meta-analysis of believability and discomfort outcomes

  • Méta-analyse123 expériences, 5 685 participants

    Cole et al., 2021, Psychonomic Bulletin & Review

    S’imaginer en train d’agir a aidé à changer de comportement, avec un effet moyen, et imaginer la version réussie du comportement a donné des effets plus fiables qu’en imaginer une version ratée.

    Synthesizing the Effects of Mental Simulation on Behavior Change: Systematic Review and Multilevel Meta-Analysis

  • Méta-analyse37 études

    Toth et al., 2020, Psychology of Sport and Exercise

    S’entraîner mentalement à un geste ou à une tâche, sans la faire physiquement, a amélioré la performance réelle, avec un effet modeste mais net.

    Does mental practice still enhance performance? A 24 Year follow-up and meta-analytic replication and extension

  • Méta-analyse27 essais randomisés

    Ferrari et al., 2019, Mindfulness

    Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être par rapport aux groupes témoins, notamment l’autocritique, la rumination et le stress.

    Self-Compassion Interventions and Psychosocial Outcomes: a Meta-Analysis of RCTs

  • Méta-analyse144 tests

    Epton et al., 2015, Health Psychology

    Se rappeler ses valeurs ou ses qualités avant un message de santé a rendu un peu plus réceptif à ce message et a favorisé le changement de comportement : des effets petits mais fiables.

    The impact of self-affirmation on health-behavior change: a meta-analysis

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Essai randomisé104 participants

    Grégoire et al., 2021, Quality of Life Research

    Chez des femmes ayant récemment traversé un cancer, huit séances de groupe associant autohypnose et soin de soi ont amélioré l’estime de soi, par rapport à un groupe en liste d’attente.

    Randomized controlled trial of a group intervention combining self-hypnosis and self-care: secondary results on self-esteem, emotional distress and regulation, and mindfulness in post-treatment cancer patients

  • Essai randomisé59 participants

    Barker et al., 2010, Journal of Sport & Exercise Psychology

    Des footballeurs universitaires ayant suivi trois séances d’hypnose centrées sur la confiance en soi se sentaient plus capables et réussissaient mieux un exercice technique que le groupe témoin, quatre semaines plus tard encore.

    Assessing the immediate and maintained effects of hypnosis on self-efficacy and soccer wall-volley performance

  • Étude expérimentale2 expériences

    Wood et al., 2009, Psychological Science

    Chez des étudiants qui doutaient d’eux-mêmes, se répéter « je suis quelqu’un d’aimable » a laissé de moins bonne humeur que de ne rien répéter ; deux essais plus récents n’ont pas retrouvé cet effet.

    Positive self-statements: power for some, peril for others

  • Étude expérimentale85 participants

    Creswell et al., 2005, Psychological Science

    Des étudiants qui avaient d’abord réfléchi à une valeur importante pour eux ont produit moins de cortisol, une hormone du stress, face à une épreuve stressante en laboratoire.

    Affirmation of personal values buffers neuroendocrine and psychological stress responses

  • Étude expérimentale261 participants

    Pekala et al., 2004, American Journal of Clinical Hypnosis

    Parmi des vétérans suivis pour l’alcool ou les drogues, ceux qui écoutaient des enregistrements d’autohypnose au moins trois à cinq fois par semaine rapportaient le plus d’estime de soi et de sérénité.

    Self-hypnosis relapse prevention training with chronic drug/alcohol users: effects on self-esteem, affect, and relapse

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

Arrêter de fumer

  • Revue Cochrane14 études, 1 926 participants

    Barnes et al., 2019, Cochrane Database of Systematic Reviews

    Sur 14 essais, on ne peut pas dire si l’hypnose aide davantage à arrêter de fumer que d’autres accompagnements ou qu’un arrêt sans aide, et un éventuel bénéfice serait au mieux faible. Ajoutée à d’autres aides, elle a donné un résultat favorable sur cinq études regroupées, à prendre avec prudence en raison de leur risque de biais ; les auteurs demandent de grands essais de qualité.

    Hypnotherapy for smoking cessation

  • Méta-analyse123 expériences, 5 685 participants

    Cole et al., 2021, Psychonomic Bulletin & Review

    S’imaginer en train d’agir a aidé à changer de comportement, avec un effet moyen, et imaginer la version réussie du comportement a donné des effets plus fiables qu’en imaginer une version ratée.

    Synthesizing the Effects of Mental Simulation on Behavior Change: Systematic Review and Multilevel Meta-Analysis

  • Méta-analyse37 études

    Toth et al., 2020, Psychology of Sport and Exercise

    S’entraîner mentalement à un geste ou à une tâche, sans la faire physiquement, a amélioré la performance réelle, avec un effet modeste mais net.

    Does mental practice still enhance performance? A 24 Year follow-up and meta-analytic replication and extension

  • Méta-analyse27 essais randomisés

    Ferrari et al., 2019, Mindfulness

    Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être par rapport aux groupes témoins, notamment l’autocritique, la rumination et le stress.

    Self-Compassion Interventions and Psychosocial Outcomes: a Meta-Analysis of RCTs

  • Méta-analyse12 études

    McWilliams et al., 2019, Health Psychology

    Sur 12 études, les fumeurs invités à préparer des plans « si… alors » ont plus souvent arrêté de fumer, avec des résultats variables d’une étude à l’autre.

    Beyond "planning": A meta-analysis of implementation intentions to support smoking cessation

  • Méta-analyse144 tests

    Epton et al., 2015, Health Psychology

    Se rappeler ses valeurs ou ses qualités avant un message de santé a rendu un peu plus réceptif à ce message et a favorisé le changement de comportement : des effets petits mais fiables.

    The impact of self-affirmation on health-behavior change: a meta-analysis

  • Revue systématique3 études

    Hopper et al., 2019, JBI Database of Systematic Reviews and Implementation Reports

    Les trois études retenues observent une baisse de marqueurs du stress après des exercices de respiration abdominale ; elles sont encore trop peu nombreuses pour être regroupées.

    Effectiveness of diaphragmatic breathing for reducing physiological and psychological stress in adults: a quantitative systematic review

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue de la littérature120 publications

    Hughes, 2007, Nicotine & Tobacco Research

    L’irritabilité, l’anxiété, l’humeur déprimée, les difficultés de concentration, l’impatience, les troubles du sommeil et l’agitation liés à l’arrêt du tabac sont surtout marqués la première semaine et durent généralement 2 à 4 semaines.

    Effects of abstinence from tobacco: valid symptoms and time course

  • Essai randomisé360 fumeurs

    Batra et al., 2024, Frontiers in Psychology

    Un an après un programme de groupe de six semaines, la part de participants qui avaient arrêté de fumer durablement était la même, que le programme repose sur l’hypnose ou sur une approche cognitive et comportementale.

    Hypnotherapy compared to cognitive-behavioral therapy for smoking cessation in a randomized controlled trial

  • Étude expérimentale123 étudiants fumeurs

    Bowen et Marlatt, 2009, Psychology of Addictive Behaviors

    Chez 123 étudiants fumeurs, de courtes consignes pour observer l’envie sans lui obéir n’ont pas réduit l’envie elle-même, mais ceux qui les avaient reçues ont fumé moins de cigarettes la semaine suivante.

    Surfing the urge: brief mindfulness-based intervention for college student smokers

  • Recommandation officielle

    HAS, 2014, Haute Autorité de santé

    La HAS recommande en premier les substituts nicotiniques, avec l’accompagnement d’un professionnel de santé ; pour elle, l’intérêt de l’hypnose n’est pas établi, mais rien ne s’oppose à y recourir en plus de ces méthodes.

    Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours

  • Source officielle

    Tabac Info Service, 2020, Tabac Info Service, service public d’aide à l’arrêt du tabac

    Selon Tabac Info Service, une envie de fumer ne dure généralement que 2 à 3 minutes, et les envies deviennent de plus en plus rares et de moins en moins fortes.

    Je fais face aux envies des premiers jours

Phobies

  • Méta-analyse10 essais

    Jansson-Fröjmark et al., 2022, Journal of Sleep Research

    Sur 10 essais, la consigne paradoxale de rester éveillé au lit, plutôt que de chercher à dormir, a réduit les difficultés d’endormissement, les réveils et l’inquiétude de « réussir » à dormir ; les auteurs demandent des études plus solides.

    Paradoxical intention for insomnia: A systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse33 essais randomisés

    Wolitzky-Taylor et al., 2008, Clinical Psychology Review

    Sur 33 essais randomisés, les approches fondées sur l’exposition à ce qui fait peur ont eu de grands effets sur les phobies spécifiques par rapport à l’absence d’accompagnement, quel que soit le type de phobie, et ont fait mieux qu’un placebo et que les autres approches psychologiques ; l’exposition en situation réelle a fait mieux que l’exposition en imagination ou virtuelle en fin de parcours, mais plus au suivi.

    Psychological approaches in the treatment of specific phobias: a meta-analysis

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue de la littérature

    Craske et al., 2014, Behaviour Research and Therapy

    Partant du constat que l’exposition, efficace, n’aide pas tout le monde durablement, cette revue la décrit comme un nouvel apprentissage de sécurité qui s’ajoute à l’ancienne peur sans l’effacer : la baisse de la peur pendant l’exercice ne prédit pas le résultat à distance. Elle propose huit façons de renforcer cet apprentissage, dont la variété des situations, des repères à retrouver ensuite et le fait de mettre des mots sur ce que l’on ressent.

    Maximizing exposure therapy: an inhibitory learning approach

  • Revue de la littératureétudes publiées de 1960 à 2005

    Choy et al., 2007, Clinical Psychology Review

    La plupart des phobies spécifiques répondent nettement à l’exposition en situation réelle, avec des progrès qui se maintiennent en général un an, mais beaucoup de personnes la refusent ou l’interrompent, et la réponse à la désensibilisation systématique est plus modérée. Les auteurs appellent des approches plus faciles à accepter et des suivis plus longs.

    Treatment of specific phobia in adults

  • Étude expérimentale88 participants

    Kircanski et al., 2012, Psychological Science

    Chez 88 personnes qui avaient peur des araignées, mettre des mots sur sa peur pendant une courte exposition a davantage réduit la réaction physique (la conductance de la peau) une semaine plus tard, face à une autre araignée, que chercher à penser autrement, se distraire ou s’exposer sans consigne ; la peur déclarée, elle, n’a pas différé entre les groupes.

    Feelings into words: contributions of language to exposure therapy

  • Étude d’observation178 personnes

    Spiegel et al., 1981, American Journal of Clinical Hypnosis

    Parmi 178 personnes qui avaient peur de l’avion, accompagnées par une séance de 45 minutes associant l’hypnose à une autre façon de voir le problème, puis suivies de six mois à dix ans et demi après, celles qui étaient réceptives à l’hypnose ont été plus de deux fois et demie plus nombreuses à rapporter un effet favorable que les personnes peu réceptives ; l’étude n’avait pas de groupe de comparaison.

    Hypnotic responsivity and the treatment of flying phobia

Habitudes et écrans

  • Méta-analyse123 expériences, 5 685 participants

    Cole et al., 2021, Psychonomic Bulletin & Review

    S’imaginer en train d’agir a aidé à changer de comportement, avec un effet moyen, et imaginer la version réussie du comportement a donné des effets plus fiables qu’en imaginer une version ratée.

    Synthesizing the Effects of Mental Simulation on Behavior Change: Systematic Review and Multilevel Meta-Analysis

  • Méta-analyse21 études, 15 907 participants

    Wang et al., 2021, Frontiers in Psychology

    Sur 21 études, regarder lucidement son principal obstacle puis préparer des plans « si… alors » a aidé à atteindre ses objectifs, avec un effet faible à moyen, plus net quand l’exercice était guidé par un intervenant que par un document.

    A Meta-Analysis of the Effects of Mental Contrasting With Implementation Intentions on Goal Attainment

  • Méta-analyse37 études

    Toth et al., 2020, Psychology of Sport and Exercise

    S’entraîner mentalement à un geste ou à une tâche, sans la faire physiquement, a amélioré la performance réelle, avec un effet modeste mais net.

    Does mental practice still enhance performance? A 24 Year follow-up and meta-analytic replication and extension

  • Méta-analyse24 essais randomisés, 857 participants

    Farhat et al., 2020, Depression and Anxiety

    Sur 24 essais randomisés réunissant 857 personnes qui s’arrachaient les cheveux de façon répétée, l’approche comportementale fondée sur l’inversion d’habitude a eu un bénéfice important par rapport aux conditions de comparaison : de toutes les approches étudiées, c’est elle qui a montré les effets les plus grands et les appuis les plus solides.

    Pharmacological and behavioral treatment for trichotillomania: an updated systematic review with meta-analysis

  • Méta-analyse27 essais randomisés

    Ferrari et al., 2019, Mindfulness

    Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être par rapport aux groupes témoins, notamment l’autocritique, la rumination et le stress.

    Self-Compassion Interventions and Psychosocial Outcomes: a Meta-Analysis of RCTs

  • Méta-analyse12 études

    McWilliams et al., 2019, Health Psychology

    Sur 12 études, les fumeurs invités à préparer des plans « si… alors » ont plus souvent arrêté de fumer, avec des résultats variables d’une étude à l’autre.

    Beyond "planning": A meta-analysis of implementation intentions to support smoking cessation

  • Méta-analyse18 études, 575 participants

    Bate et al., 2011, Clinical Psychology Review

    Sur 18 études réunissant 575 participants, l’inversion d’habitude a eu un effet de grande ampleur par rapport aux conditions de comparaison sur des gestes répétitifs très variés, dont se ronger les ongles, des habitudes mêlant la bouche et les doigts, les tics et le bégaiement, et ce dans plusieurs variantes de la méthode et auprès de publics très divers.

    The efficacy of habit reversal therapy for tics, habit disorders, and stuttering: a meta-analytic review

  • Méta-analyse23 études

    Adriaanse et al., 2011, Appetite

    Sur 23 études, les plans « si... alors » ont aidé à mieux manger, plus nettement pour ajouter un aliment sain (effet moyen) que pour réduire les grignotages (effet plus petit) ; dans certaines études, des groupes témoins moins exigeants ont pu grossir le premier effet.

    Do implementation intentions help to eat a healthy diet? A systematic review and meta-analysis of the empirical evidence

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Méta-analyse94 tests indépendants

    Gollwitzer et Sheeran, 2006, Advances in Experimental Social Psychology

    Sur 94 tests, décider à l’avance quand, où et comment agir, sous la forme « si telle situation se présente, alors je fais ceci », a aidé à atteindre ses objectifs avec un effet moyen à fort : ces plans facilitent le démarrage et protègent l’effort des distractions.

    Implementation intentions and goal achievement: A meta-analysis of effects and processes

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue systématique11 études

    Schumer et al., 2016, Journal of Clinical Psychopharmacology

    Sur 11 études menées auprès de personnes qui s’abîmaient la peau à force de la gratter ou de la triturer, seules les approches comportementales ont fait mieux que des conditions de comparaison inactives ; dans ces essais courts, la gêne a aussi diminué dans les groupes de comparaison, et les auteurs appellent à rendre ces approches comportementales plus faciles d’accès.

    Systematic review of pharmacological and behavioral treatments for skin picking disorder

  • Revue de la littérature30 études expérimentales

    Tapper, 2018, Clinical Psychology Review

    Sur 30 études expérimentales, les exercices de pleine conscience peuvent faire baisser sur le moment une envie de manger, de fumer ou de boire, sans doute parce qu’ils occupent la mémoire de travail, comme d’autres tâches qui l’occupent ; à moyen terme, apprendre à ne pas suivre l’envie peut aussi la faire décroître.

    Mindfulness and craving: effects and mechanisms

  • Essai randomisé2 essais, 604 étudiants

    Valshtein, Oettingen et Gollwitzer, 2020, Psychology & Health

    Dans deux essais randomisés auprès d’étudiants (383 puis 221), un court exercice en ligne, imaginer le bénéfice puis l’obstacle et préparer un plan « si… alors », a renforcé l’engagement à moins repousser l’heure du coucher et réduit le temps passé chaque soir à la repousser, selon leurs déclarations une à trois semaines plus tard, comparé à un exercice témoin.

    Using mental contrasting with implementation intentions to reduce bedtime procrastination: two randomised trials

  • Essai randomisé72 participants

    Moritz et al., 2011, Behavior Modification

    Chez 72 personnes qui se rongeaient beaucoup les ongles, recrutées sur des forums d’entraide, quatre semaines de découplage, une technique d’auto-assistance qui réorganise les mouvements du geste pour le détourner, ont davantage aidé à résister à l’envie que la relaxation musculaire progressive, et ses participants ont jugé l’aspect de leurs ongles nettement moins abîmé que ceux du groupe relaxation ; sur l’échelle principale, l’écart n’a atteint qu’une tendance statistique.

    A randomized controlled trial of a novel self-help technique for impulse control disorders: a study on nail-biting

  • Étude expérimentale123 étudiants fumeurs

    Bowen et Marlatt, 2009, Psychology of Addictive Behaviors

    Chez 123 étudiants fumeurs, de courtes consignes pour observer l’envie sans lui obéir n’ont pas réduit l’envie elle-même, mais ceux qui les avaient reçues ont fumé moins de cigarettes la semaine suivante.

    Surfing the urge: brief mindfulness-based intervention for college student smokers

  • Étude expérimentale3 expériences, 276 participantes

    Kemps et Tiggemann, 2007, Journal of Experimental Psychology: Applied

    Chez des femmes, étudiantes dans les deux premières expériences, à qui l’on avait donné envie d’un aliment, puis de chocolat, imaginer une scène ou une odeur a fait davantage baisser l’envie qu’imaginer des sons.

    Modality-specific imagery reduces cravings for food: an application of the elaborated intrusion theory of desire to food craving

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

  • Étude d’observation177 adultes

    Kroese et al., 2014, Frontiers in Psychology

    Dans un questionnaire en ligne auprès de 177 adultes, les personnes qui se disaient moins à l’aise pour se réguler au quotidien repoussaient davantage l’heure du coucher sans raison extérieure, et ce retard allait de pair avec un manque de sommeil déclaré.

    Bedtime procrastination: introducing a new area of procrastination

  • Étude d’observation96 participants

    Lally et al., 2010, European Journal of Social Psychology

    96 volontaires recrutés à l’université ont répété chaque jour, au même moment, un nouveau geste de santé (manger, boire ou bouger) pendant 12 semaines : l’automatisme a progressé vite au début, puis plus lentement. Chez les 39 participants dont la courbe a pu être modélisée de façon fiable, le modèle estime qu’il a fallu de 18 à 254 jours selon les personnes, 66 en médiane, pour atteindre presque le plafond de l’automatisme, et manquer une seule occasion n’a pas freiné l’installation de l’habitude.

    How are habits formed: modelling habit formation in the real world

  • Étude d’observation12 personnes

    Azrin et Nunn, 1973, Behaviour Research and Therapy

    Étude fondatrice de l’inversion d’habitude : 12 personnes aux gestes répétitifs variés (dont se ronger les ongles, s’arracher les cils, mouvements brusques de la tête ou des épaules) ont appris, au cours d’une seule rencontre, à repérer chaque occurrence de leur geste et à pratiquer un mouvement inverse, encouragés dans leurs efforts ; selon les auteurs, les gestes avaient presque disparu dès le premier jour et ne sont pas revenus pendant le suivi chez les 11 personnes qui avaient suivi les consignes. L’étude n’avait pas de groupe de comparaison.

    Habit-reversal: a method of eliminating nervous habits and tics

Ménopause

  • Méta-analyse12 essais randomisés, 785 participants

    Fincham et al., 2023, Scientific Reports

    Sur 12 essais randomisés, les exercices de respiration ont été associés à un stress ressenti plus faible que dans les groupes de comparaison : un effet modeste, plus net avec une respiration lente.

    Effect of breathwork on stress and mental health: A meta-analysis of randomised-controlled trials

  • Méta-analyse10 essais

    Jansson-Fröjmark et al., 2022, Journal of Sleep Research

    Sur 10 essais, la consigne paradoxale de rester éveillé au lit, plutôt que de chercher à dormir, a réduit les difficultés d’endormissement, les réveils et l’inquiétude de « réussir » à dormir ; les auteurs demandent des études plus solides.

    Paradoxical intention for insomnia: A systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse27 essais randomisés

    Ferrari et al., 2019, Mindfulness

    Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être par rapport aux groupes témoins, notamment l’autocritique, la rumination et le stress.

    Self-Compassion Interventions and Psychosocial Outcomes: a Meta-Analysis of RCTs

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Essai randomisé90 femmes ménopausées

    Elkins et al., 2021, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis

    Chez 90 femmes ménopausées dont le sommeil était perturbé, une pratique quotidienne d’autohypnose par enregistrement audio pendant trois à cinq semaines a été associée à une amélioration de la qualité et de la durée du sommeil, que l’accompagnement se fasse par téléphone ou en personne.

    Hypnosis intervention for sleep disturbance: determination of optimal dose and method of delivery for postmenopausal women

  • Essai randomisé187 femmes ménopausées

    Elkins et al., 2013, Menopause

    Auprès de 187 femmes ménopausées ayant au moins sept bouffées de chaleur par jour, cinq séances hebdomadaires d’hypnose fondées sur des images de fraîcheur, accompagnées d’un enregistrement d’autohypnose à écouter chaque jour, ont davantage réduit la fréquence des bouffées de chaleur déclarées et de celles mesurées sur la peau à 12 semaines qu’un suivi d’écoute structurée de même durée, et ont amélioré la qualité du sommeil.

    Clinical hypnosis in the treatment of postmenopausal hot flashes: a randomized controlled trial

  • Essai randomisé140 femmes

    Ayers et al., 2012, Menopause

    Auprès de 140 femmes gênées par des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes, une approche cognitive et comportementale de quatre semaines, suivie en groupe ou en auto-accompagnement avec un livret et un audio, a davantage réduit la gêne ressentie au quotidien et à 26 semaines que les soins habituels seuls.

    Effectiveness of group and self-help cognitive behavior therapy in reducing problematic menopausal hot flushes and night sweats (MENOS 2): a randomized controlled trial

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

  • Recommandation officielle

    The North American Menopause Society, 2023, Menopause

    Dans ses recommandations de 2023 sur les approches non hormonales des symptômes vasomoteurs de la ménopause, la société nord-américaine de la ménopause retient l’hypnose clinique et les approches cognitives et comportementales parmi les démarches non médicamenteuses appuyées par le niveau de preuve le plus élevé.

    The 2023 nonhormone therapy position statement of The North American Menopause Society

Acouphènes

  • Revue Cochrane28 essais randomisés, 2 733 participants

    Fuller et al., 2020, Cochrane Database of Systematic Reviews

    Sur 28 essais randomisés menés auprès d’adultes souffrant d’acouphènes depuis au moins trois mois, les approches cognitives et comportementales ont réduit en fin de parcours le poids des acouphènes sur la qualité de vie par rapport à l’absence d’accompagnement et aux soins audiologiques courants, sans modifier l’intensité sonore perçue.

    Cognitive behavioural therapy for tinnitus

  • Méta-analyse12 études

    McWilliams et al., 2019, Health Psychology

    Sur 12 études, les fumeurs invités à préparer des plans « si… alors » ont plus souvent arrêté de fumer, avec des résultats variables d’une étude à l’autre.

    Beyond "planning": A meta-analysis of implementation intentions to support smoking cessation

  • Revue de la littérature

    Ralli et al., 2017, The Journal of International Medical Research

    Cette revue décrit les liens nerveux entre les voies auditives et les muscles de la mâchoire, de la tête et du cou : chez une part importante des personnes concernées, les tensions de l’articulation temporo-mandibulaire et de la région cervicale modulent la perception de l’acouphène, et leur prise en charge peut contribuer à réduire la gêne chez les patients concernés.

    Somatosensory tinnitus: Current evidence and future perspectives

  • Essai randomisé492 participants

    Cima et al., 2012, The Lancet

    Auprès de 492 adultes gênés par des acouphènes, un parcours par étapes associant rééducation de l’écoute, relaxation et approche cognitive et comportementale a davantage amélioré la qualité de vie et davantage réduit la sévérité et le handicap liés aux acouphènes sur douze mois que les soins courants.

    Specialised treatment based on cognitive behaviour therapy versus usual care for tinnitus: a randomised controlled trial

  • Essai randomisé86 participants

    Mason, Rogerson et Butler, 1996, The Journal of Laryngology & Otology

    Chez 86 patients répartis entre trois séances d’hypnothérapie et une séance de conseil audiologique, l’hypnothérapie n’a pas fait mieux que le conseil sur l’intensité mesurée de l’acouphène ni sur les scores de sévérité, même si davantage de participants du groupe hypnose ont rapporté une impression générale d’amélioration, sans que l’étude permette de séparer l’effet propre de l’hypnose du temps passé avec le praticien.

    Client centred hypnotherapy in the management of tinnitus: is it better than counselling?

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

  • Étude expérimentale45 participants

    Attias et al., 1993, Audiology

    Chez 45 hommes souffrant d’acouphènes chroniques liés à un traumatisme sonore, répartis entre autohypnose avec cassette audio à réécouter au besoin, masquage sonore et écoute attentive, l’autohypnose a réduit la sévérité déclarée des acouphènes, l’écoute attentive a apporté un soulagement partiel et le masquage n’a pas eu d’effet significatif.

    Comparison between self-hypnosis, masking and attentiveness for alleviation of chronic tinnitus

Concentration et études

  • Méta-analyse12 études, 659 participants

    Oppo et al., 2026, Journal of Contextual Behavioral Science

    Dans des expériences en laboratoire, prendre ses pensées pour de simples pensées, sans les combattre, a réduit le crédit accordé aux pensées négatives sur soi et l’inconfort qu’elles provoquaient.

    Defusion techniques on self-referential thought in laboratory-based experimental research: A meta-analysis of believability and discomfort outcomes

  • Méta-analyse22 échantillons, 2 335 participants

    Albulescu et al., 2022, PLoS ONE

    Sur 22 échantillons, de courtes pauses prises entre deux tâches ont augmenté la vitalité et réduit la fatigue, avec de petits effets ; leur effet sur la performance n’était net que pour les tâches peu exigeantes, et il grandissait avec la durée de la pause.

    "Give me a break!" A systematic review and meta-analysis on the efficacy of micro-breaks for increasing well-being and performance

  • Méta-analyse21 études, 15 907 participants

    Wang et al., 2021, Frontiers in Psychology

    Sur 21 études, regarder lucidement son principal obstacle puis préparer des plans « si… alors » a aidé à atteindre ses objectifs, avec un effet faible à moyen, plus net quand l’exercice était guidé par un intervenant que par un document.

    A Meta-Analysis of the Effects of Mental Contrasting With Implementation Intentions on Goal Attainment

  • Méta-analyse37 études

    Toth et al., 2020, Psychology of Sport and Exercise

    S’entraîner mentalement à un geste ou à une tâche, sans la faire physiquement, a amélioré la performance réelle, avec un effet modeste mais net.

    Does mental practice still enhance performance? A 24 Year follow-up and meta-analytic replication and extension

  • Méta-analyse15 études, 17 essais

    Valentine et al., 2019, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis

    Les participants qui suivaient des séances d’hypnose ont vu leur anxiété baisser davantage que ceux des groupes de comparaison, un écart encore présent au dernier suivi, et plus net quand l’hypnose s’ajoutait à une autre approche psychologique.

    The Efficacy of Hypnosis as a Treatment for Anxiety: A Meta-Analysis

  • Méta-analyse27 essais randomisés

    Ferrari et al., 2019, Mindfulness

    Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être par rapport aux groupes témoins, notamment l’autocritique, la rumination et le stress.

    Self-Compassion Interventions and Psychosocial Outcomes: a Meta-Analysis of RCTs

  • Méta-analyse12 essais randomisés, 718 participants

    Rozental et al., 2018, Frontiers in Psychology

    Sur 12 essais randomisés, les accompagnements psychologiques ont réduit la procrastination, avec un effet faible et variable d’une étude à l’autre, et un effet moyen pour les thérapies cognitives et comportementales, étudiées dans trois essais.

    Targeting Procrastination Using Psychological Treatments: A Systematic Review and Meta-Analysis

  • Méta-analyse144 tests

    Epton et al., 2015, Health Psychology

    Se rappeler ses valeurs ou ses qualités avant un message de santé a rendu un peu plus réceptif à ce message et a favorisé le changement de comportement : des effets petits mais fiables.

    The impact of self-affirmation on health-behavior change: a meta-analysis

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Méta-analyse94 tests indépendants

    Gollwitzer et Sheeran, 2006, Advances in Experimental Social Psychology

    Sur 94 tests, décider à l’avance quand, où et comment agir, sous la forme « si telle situation se présente, alors je fais ceci », a aidé à atteindre ses objectifs avec un effet moyen à fort : ces plans facilitent le démarrage et protègent l’effort des distractions.

    Implementation intentions and goal achievement: A meta-analysis of effects and processes

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue de la littérature

    Sirois et Pychyl, 2013, Social and Personality Psychology Compass

    Cette synthèse décrit la procrastination comme une difficulté de régulation des émotions : on repousse une tâche pour apaiser tout de suite le malaise qu’elle provoque, et c’est le soi de plus tard qui en paie le prix.

    Procrastination and the priority of short-term mood regulation: Consequences for future self

  • Revue de la littérature

    Wark, 2011, American Journal of Clinical Hypnosis

    Selon cette revue, une induction détendue, yeux fermés, gênait la lecture et les examens ; une induction alerte, yeux ouverts, avec des suggestions adaptées, a permis à des étudiants d’améliorer nettement leur compréhension en lecture et leurs résultats.

    Traditional and alert hypnosis for education: a literature review

  • Essai randomisé108 participants

    Yilmaz Balban et al., 2023, Cell Reports Medicine

    Chez 108 adultes, cinq minutes par jour de soupir cyclique pendant un mois ont davantage amélioré l’humeur et ralenti la respiration que la méditation de pleine conscience ; l’anxiété a baissé dans tous les groupes.

    Brief structured respiration practices enhance mood and reduce physiological arousal

  • Étude expérimentale85 participants

    Creswell et al., 2005, Psychological Science

    Des étudiants qui avaient d’abord réfléchi à une valeur importante pour eux ont produit moins de cortisol, une hormone du stress, face à une épreuve stressante en laboratoire.

    Affirmation of personal values buffers neuroendocrine and psychological stress responses

  • Étude expérimentale

    Pham et Taylor, 1999, Personality and Social Psychology Bulletin

    Des étudiants de première année qui, pendant les cinq à sept jours précédant un partiel, s’imaginaient en train de réviser étape par étape ont davantage révisé et obtenu de meilleures notes que ceux qui s’imaginaient seulement avoir une bonne note, en partie parce qu’ils s’organisaient mieux et étaient moins anxieux.

    From thought to action: Effects of process- versus outcome-based mental simulations on performance

  • Étude d’observation134 étudiants

    Wohl et al., 2010, Personality and Individual Differences

    Chez 134 étudiants de première année, ceux qui s’étaient le plus pardonné d’avoir repoussé leurs révisions avant un premier partiel ont moins procrastiné avant le suivant et ressenti moins d’émotions négatives entre les deux.

    I forgive myself, now I can study: How self-forgiveness for procrastinating can reduce future procrastination

Soins et examens

  • Revue Cochrane26 essais, 2 051 participants

    Bradt, Dileo et Shim, 2013, Cochrane Database of Systematic Reviews

    Sur 26 essais menés auprès de personnes en attente d’une intervention chirurgicale, tous fondés sur l’écoute de musique enregistrée, la musique a davantage réduit l’anxiété avant l’opération que la prise en charge habituelle seule, avec un petit effet sur le rythme cardiaque et la tension diastolique ; la plupart des essais présentent un risque de biais élevé faute d’aveugle, et les auteurs invitent à interpréter ces résultats avec prudence.

    Music interventions for preoperative anxiety

  • Méta-analyse12 cohortes, 1 497 participants

    Butris et al., 2023, Sleep Medicine Reviews

    Sur 12 cohortes regroupant 1 497 adultes hospitalisés pour une intervention chirurgicale, environ six personnes sur dix avaient un sommeil perturbé, mesuré par un questionnaire validé, lors de l’évaluation avant l’opération ; un sommeil déjà perturbé avant l’opération et l’anxiété étaient associés à un sommeil perturbé après.

    The prevalence and risk factors of sleep disturbances in surgical patients: A systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse10 essais

    Jansson-Fröjmark et al., 2022, Journal of Sleep Research

    Sur 10 essais, la consigne paradoxale de rester éveillé au lit, plutôt que de chercher à dormir, a réduit les difficultés d’endormissement, les réveils et l’inquiétude de « réussir » à dormir ; les auteurs demandent des études plus solides.

    Paradoxical intention for insomnia: A systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse50 essais randomisés, 4 269 participants

    Holler et al., 2021, Clinical Psychology Review

    Mise à jour d’une méta-analyse de 2013 : sur 50 essais randomisés auprès d’adultes qui passaient une intervention chirurgicale, l’hypnose ajoutée à la prise en charge habituelle a réduit la détresse psychologique, la douleur et la consommation de médicaments, et a été associée à une meilleure récupération et à une intervention un peu plus courte, sans effet sur les mesures physiologiques ; les résultats varient beaucoup d’un essai à l’autre, sans que les caractéristiques des personnes, des séances ou des études l’expliquent, ce qui limite leur portée générale.

    Efficacy of Hypnosis in Adults Undergoing Surgical Procedures: A meta-analytic update

  • Méta-analyse21 essais randomisés, dont 8 en méta-analyse

    Álvarez-García et Yaban, 2020, Complementary Therapies in Clinical Practice

    Sur 21 essais randomisés, dont huit regroupés en méta-analyse, l’imagerie guidée proposée avant une intervention chirurgicale, comparée à la préparation infirmière habituelle, a réduit l’anxiété du moment avant l’opération chez l’enfant, ainsi que l’anxiété de fond et, faiblement, la douleur après l’opération chez l’adulte ; la baisse de l’anxiété du moment chez l’adulte et celle de la douleur chez l’enfant n’étaient pas significatives, et ces résultats reposent sur huit essais seulement.

    The effects of preoperative guided imagery interventions on preoperative anxiety and postoperative pain: A meta-analysis

  • Méta-analyse29 essais randomisés, 2 886 participants

    Burghardt et al., 2018, Journal of Dentistry

    Sur 29 essais randomisés menés auprès de 2 886 adultes qui recevaient des soins dentaires sous anesthésie locale ou générale, les approches non médicamenteuses (hypnose, information renforcée, relaxation, musique, approches cognitives et comportementales) ont réduit la détresse ressentie par rapport aux soins habituels ou à un accompagnement de même durée, sans effet net sur la douleur ni sur les antalgiques ; les effets les plus marqués étaient ceux de l’hypnose, sans écart significatif entre les types d’approches, et les auteurs appellent des essais de grande qualité.

    Non-pharmacological interventions for reducing mental distress in patients undergoing dental procedures: systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse73 essais randomisés, 6 902 participants

    Hole et al., 2015, The Lancet

    Sur 73 essais randomisés auprès d’adultes opérés, hors chirurgie du système nerveux central, de la tête et du cou, la musique écoutée avant, pendant ou après l’intervention a réduit la douleur et l’anxiété après l’opération ainsi que la consommation d’antalgiques, et augmenté la satisfaction, par rapport à la prise en charge habituelle ou à d’autres approches sans médicament, sans changer la durée d’hospitalisation ; le choix de la musique et le moment de l’écoute ont peu changé les résultats, et un effet existait même sous anesthésie générale.

    Music as an aid for postoperative recovery in adults: a systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse26 essais randomisés, 1 890 participants

    Kekecs et al., 2014, Anesthesia & Analgesia

    Sur 26 essais randomisés (1 890 participants), l’hypnose et les suggestions proposées autour d’une opération ont réduit l’anxiété et la douleur après l’opération, sans effet net sur les antalgiques ni sur les nausées ; l’analyse principale n’a pas montré d’écart entre présentation en direct et enregistrée, mais sur l’anxiété, seules l’hypnose et la présentation en direct ont résisté aux analyses de sensibilité, et les auteurs, qui jugent les preuves encore faibles en raison de biais possibles, conseillent l’hypnose en direct tant que l’effet des enregistrements n’est pas mieux établi.

    The effectiveness of suggestive techniques in reducing postoperative side effects: a meta-analysis of randomized controlled trials

  • Méta-analyse34 essais randomisés, 2 597 participants

    Tefikow et al., 2013, Clinical Psychology Review

    Sur 34 essais randomisés menés auprès de 2 597 adultes qui passaient une intervention chirurgicale ou un acte médical, l’hypnose ajoutée aux soins habituels a réduit la détresse émotionnelle, la douleur et la consommation de médicaments, et favorisé la récupération, par rapport aux soins habituels seuls ou à un accompagnement de même durée ; les auteurs jugent limitée la validité interne des essais et appellent des essais de meilleure qualité pour étayer ces résultats prometteurs.

    Efficacy of hypnosis in adults undergoing surgery or medical procedures: a meta-analysis of randomized controlled trials

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Méta-analyse33 essais randomisés

    Wolitzky-Taylor et al., 2008, Clinical Psychology Review

    Sur 33 essais randomisés, les approches fondées sur l’exposition à ce qui fait peur ont eu de grands effets sur les phobies spécifiques par rapport à l’absence d’accompagnement, quel que soit le type de phobie, et ont fait mieux qu’un placebo et que les autres approches psychologiques ; l’exposition en situation réelle a fait mieux que l’exposition en imagination ou virtuelle en fin de parcours, mais plus au suivi.

    Psychological approaches in the treatment of specific phobias: a meta-analysis

  • Méta-analyse20 études contrôlées

    Montgomery et al., 2002, Anesthesia & Analgesia

    Sur 20 études contrôlées publiées auprès de personnes opérées, celles qui recevaient de l’hypnose en plus de la prise en charge habituelle ont eu dans l’ensemble de meilleurs résultats que les groupes de comparaison, avec un effet global important, sans différence nette d’un type de résultat à l’autre ni entre une induction faite en direct et une induction enregistrée sur cassette audio.

    The effectiveness of adjunctive hypnosis with surgical patients: a meta-analysis

  • Revue systématique19 essais cliniques

    Wolf et al., 2022, Brain Sciences

    Sur 19 essais cliniques consacrés à l’anxiété et à la peur des soins dentaires chez l’adulte, les approches cognitives et comportementales, y compris sous la forme d’une séance unique, ont le plus d’appuis ; la diversité des méthodes n’a permis de regrouper que cinq études sur l’hypnose, aux résultats contrastés, que les auteurs jugent toutefois prometteuse, et ils appellent des mesures plus homogènes.

    Efficacy of hypnosis on dental anxiety and phobia: a systematic review and meta-analysis

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue systématique11 essais

    McMurtry et al., 2015, The Clinical Journal of Pain

    Sur 11 essais menés auprès d’enfants et d’adultes qui avaient très peur des aiguilles (ou, à défaut, d’autres peurs précises), s’approcher progressivement de ce qui fait peur, en situation réelle ou en imagination, a réduit la peur de la situation redoutée ; chez l’adulte, l’effet de l’exposition en situation réelle ne se retrouvait plus un an après, et dans un essai de 20 adultes, la tension appliquée a réduit les malaises par rapport à l’exposition seule, juste après et un an plus tard.

    Interventions for individuals with high levels of needle fear: systematic review of randomized controlled trials and quasi-randomized controlled trials

  • Revue systématique21 études

    Munn et Jordan, 2013, International Journal of Evidence-Based Healthcare

    Sur 21 études menées auprès d’adultes qui passaient une IRM, toutes les stratégies évaluées (aménagement de l’appareil, approches cognitives et comportementales, examen à plat ventre, information, parfum diffusé, formation de l’équipe) ont eu un certain effet favorable sur la peur, l’anxiété, la sensation d’enfermement ou le besoin de sédation.

    Interventions to reduce anxiety, distress and the need for sedation in adult patients undergoing magnetic resonance imaging: a systematic review

  • Revue de la littérature

    Craske et al., 2014, Behaviour Research and Therapy

    Partant du constat que l’exposition, efficace, n’aide pas tout le monde durablement, cette revue la décrit comme un nouvel apprentissage de sécurité qui s’ajoute à l’ancienne peur sans l’effacer : la baisse de la peur pendant l’exercice ne prédit pas le résultat à distance. Elle propose huit façons de renforcer cet apprentissage, dont la variété des situations, des repères à retrouver ensuite et le fait de mettre des mots sur ce que l’on ressent.

    Maximizing exposure therapy: an inhibitory learning approach

  • Revue de la littérature5 études contrôlées

    Ayala et al., 2009, Journal of Psychiatric Research

    Face à la peur du sang, des injections et des blessures, qui s’accompagne souvent d’une chute de la tension et du rythme cardiaque pouvant aller jusqu’au malaise, cette revue critique n’a trouvé que cinq études contrôlées, toutes issues de la même équipe : la tension appliquée, méthode recommandée, qui associe la contraction des muscles à l’exposition, a fait mieux que les autres approches, dont la relaxation, sur l’anxiété ressentie, l’évitement et les malaises pendant l’exposition, mais l’exposition seule a le plus progressé sur les questionnaires, et les auteurs appellent des études qui distinguent les personnes sujettes au malaise des autres.

    Treatments for blood-injury-injection phobia: a critical review of current evidence

  • Essai randomisé152 femmes randomisées, 138 analysées

    Iniesta et al., 2025, Gynecologic Oncology

    Auprès de 138 femmes opérées par chirurgie ouverte dans un service de cancérologie gynécologique, l’écoute d’un enregistrement d’autohypnose dans la salle d’attente avant l’intervention, ajoutée au parcours habituel de récupération, a été bien acceptée et, dans le groupe qui l’écoutait, l’anxiété déclarée a baissé entre avant et après l’écoute ; en revanche, la douleur, la qualité de vie et la consommation d’opioïdes après l’opération n’ont pas différé du groupe sans écoute, et l’essai a été arrêté avant son terme faute de pouvoir montrer un effet sur la douleur.

    Integration of self-hypnosis in an enhanced recovery after surgery program in gynecologic oncology - A prospective randomized trial

  • Essai randomisé200 femmes

    Montgomery et al., 2007, Journal of the National Cancer Institute

    Auprès de 200 femmes devant subir une biopsie chirurgicale ou une tumorectomie du sein, une séance d’hypnose de 15 minutes menée par un psychologue avant l’intervention a été suivie, par rapport à un entretien d’écoute bienveillante, de moins de douleur, de nausées, de fatigue, d’inconfort et de bouleversement émotionnel déclarés à la sortie, et d’un moindre recours à deux des quatre produits d’anesthésie mesurés ; les participantes savaient dans quel groupe elles se trouvaient.

    A randomized clinical trial of a brief hypnosis intervention to control side effects in breast surgery patients

  • Essai randomisé60 participants

    Ghoneim et al., 2000, Anesthesia & Analgesia

    Chez 60 personnes devant se faire retirer des dents de sagesse sous anesthésie locale et sédation, l’écoute quotidienne d’un enregistrement d’hypnose pendant la semaine précédant l’intervention a limité la montée de l’anxiété avant l’intervention par rapport à un groupe sans enregistrement, mais ce groupe a eu, sans explication apparente, davantage d’épisodes de vomissement ; les autres mesures, dont la douleur, les nausées et les antalgiques, n’ont pas différé.

    Tape-recorded hypnosis instructions as adjuvant in the care of patients scheduled for third molar surgery

  • Essai randomisé50 femmes

    Enqvist et al., 1997, Acta Anaesthesiologica Scandinavica

    Auprès de 50 femmes devant subir une réduction mammaire, l’écoute quotidienne d’un enregistrement d’hypnose pendant les quatre à six jours précédant l’opération, avec des suggestions de détente et d’états incompatibles avec la nausée, et un exercice personnel de gestion du stress, a été suivie de moins de vomissements et de nausées et d’un moindre besoin d’antalgiques après l’opération que dans le groupe témoin.

    Preoperative hypnosis reduces postoperative vomiting after surgery of the breasts. A prospective, randomized and blinded study

  • Étude expérimentale88 participants

    Kircanski et al., 2012, Psychological Science

    Chez 88 personnes qui avaient peur des araignées, mettre des mots sur sa peur pendant une courte exposition a davantage réduit la réaction physique (la conductance de la peau) une semaine plus tard, face à une autre araignée, que chercher à penser autrement, se distraire ou s’exposer sans consigne ; la peur déclarée, elle, n’a pas différé entre les groupes.

    Feelings into words: contributions of language to exposure therapy

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

Poids et alimentation

  • Méta-analyse12 études, 659 participants

    Oppo et al., 2026, Journal of Contextual Behavioral Science

    Dans des expériences en laboratoire, prendre ses pensées pour de simples pensées, sans les combattre, a réduit le crédit accordé aux pensées négatives sur soi et l’inconfort qu’elles provoquaient.

    Defusion techniques on self-referential thought in laboratory-based experimental research: A meta-analysis of believability and discomfort outcomes

  • Méta-analyse2 méta-analyses

    Moran et Eyal, 2022, Personality and Social Psychology Review

    Regarder une situation avec plus de distance atténue l’intensité des émotions ressenties, surtout celle des émotions de base comme la peur ou la colère.

    Emotion Regulation by Psychological Distance and Level of Abstraction: Two Meta-Analyses

  • Méta-analyse123 expériences, 5 685 participants

    Cole et al., 2021, Psychonomic Bulletin & Review

    S’imaginer en train d’agir a aidé à changer de comportement, avec un effet moyen, et imaginer la version réussie du comportement a donné des effets plus fiables qu’en imaginer une version ratée.

    Synthesizing the Effects of Mental Simulation on Behavior Change: Systematic Review and Multilevel Meta-Analysis

  • Méta-analyse37 études

    Toth et al., 2020, Psychology of Sport and Exercise

    S’entraîner mentalement à un geste ou à une tâche, sans la faire physiquement, a amélioré la performance réelle, avec un effet modeste mais net.

    Does mental practice still enhance performance? A 24 Year follow-up and meta-analytic replication and extension

  • Méta-analyse27 essais randomisés

    Ferrari et al., 2019, Mindfulness

    Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être par rapport aux groupes témoins, notamment l’autocritique, la rumination et le stress.

    Self-Compassion Interventions and Psychosocial Outcomes: a Meta-Analysis of RCTs

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue de la littérature30 études expérimentales

    Tapper, 2018, Clinical Psychology Review

    Sur 30 études expérimentales, les exercices de pleine conscience peuvent faire baisser sur le moment une envie de manger, de fumer ou de boire, sans doute parce qu’ils occupent la mémoire de travail, comme d’autres tâches qui l’occupent ; à moyen terme, apprendre à ne pas suivre l’envie peut aussi la faire décroître.

    Mindfulness and craving: effects and mechanisms

  • Essai randomisé82 adultes

    Delestre et al., 2022, American Journal of Clinical Nutrition

    Auprès de 82 adultes avec une obésité et une forte désinhibition alimentaire (une tendance marquée à manger sous le coup d’une émotion ou d’une sollicitation), huit séances d’hypnose ericksonienne avec apprentissage de l’autohypnose, ajoutées à une éducation nutritionnelle en huit rencontres, ont davantage réduit cette désinhibition après huit mois que la même éducation nutritionnelle seule.

    Hypnosis reduces food impulsivity in patients with obesity and high levels of disinhibition: HYPNODIET randomized controlled clinical trial

  • Étude expérimentale30 participants

    Lieberman et al., 2007, Psychological Science

    Mettre un mot sur l’émotion exprimée par un visage a atténué la réaction d’une zone du cerveau impliquée dans les émotions, l’amygdale.

    Putting feelings into words: affect labeling disrupts amygdala activity in response to affective stimuli

  • Étude expérimentale3 expériences, 276 participantes

    Kemps et Tiggemann, 2007, Journal of Experimental Psychology: Applied

    Chez des femmes, étudiantes dans les deux premières expériences, à qui l’on avait donné envie d’un aliment, puis de chocolat, imaginer une scène ou une odeur a fait davantage baisser l’envie qu’imaginer des sons.

    Modality-specific imagery reduces cravings for food: an application of the elaborated intrusion theory of desire to food craving

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

Douleur

  • Méta-analyse19 essais, 1 069 participants

    Yuan et al., 2025, The Journal of Headache and Pain

    Auprès de 1 069 personnes ayant des céphalées de tension, réunies dans dix-neuf essais randomisés, les interventions psychologiques (relaxation, biofeedback, thérapies cognitives et comportementales, pleine conscience ou méditation) ont réduit le nombre de jours de mal de tête par mois et leur intensité par rapport aux groupes de comparaison, avec des preuves de qualité modérée et des effets variables selon les méthodes.

    Efficacy of psychological treatment for tension-type headache: a systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse9 essais, 530 participants

    Langlois et al., 2022, Neuroscience & Biobehavioral Reviews

    Auprès de 530 adultes vivant avec une douleur chronique musculosquelettique ou neuropathique, réunis dans neuf essais randomisés, l’hypnose a réduit modérément l’intensité de la douleur et sa gêne au quotidien par rapport aux groupes de comparaison ; l’effet était net à partir de huit séances, faible et non significatif en dessous.

    Hypnosis to manage musculoskeletal and neuropathic chronic pain: A systematic review and meta-analysis

  • Méta-analyse27 études

    Manzoni et al., 2008, BMC Psychiatry

    Sur 27 études, les méthodes de relaxation, comme la relaxation progressive ou le training autogène, ont été associées à une baisse d’ampleur moyenne de l’anxiété ressentie, plus nette pour les programmes plus longs.

    Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis

  • Revue systématique49 méta-analyses, 261 études

    Rosendahl et al., 2024, Frontiers in Psychology

    Sur 49 méta-analyses publiées depuis 2000 (261 études) auprès de personnes ayant un problème de santé physique ou psychologique, plus de la moitié des effets de l’hypnose mesurés face à un groupe de comparaison sont moyens ou grands ; les plus nets concernent la douleur, les actes médicaux et les enfants, et seules neuf méta-analyses sont jugées de haute qualité.

    Meta-analytic evidence on the efficacy of hypnosis for mental and somatic health issues: a 20-year perspective

  • Revue systématique15 études

    Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

    Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation accrue de confort et de détente, et d’une baisse de l’activation et de l’anxiété.

    How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing

  • Revue systématique8 études

    Flynn, 2018, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis

    Sur huit études menées auprès de personnes migraineuses, l’hypnose, seule ou associée à l’imagerie mentale, à la relaxation ou au déplacement de la douleur, est associée à moins de maux de tête à court et à long terme ; l’autrice conclut que l’hypnose et la relaxation sont efficaces, sur un petit nombre d’études.

    Systematic Review of the Effectiveness of Hypnosis for the Management of Headache

  • Étude expérimentale41 participants

    Harvey et Payne, 2002, Behaviour Research and Therapy

    Chez 41 personnes qui avaient du mal à s’endormir, se concentrer sur une scène imaginée et captivante a été associé, le temps d’une nuit, à un endormissement plus rapide et à des pensées moins fréquentes et moins pénibles qu’en l’absence de consigne.

    The management of unwanted pre-sleep thoughts in insomnia: distraction with imagery versus general distraction

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