Comprendre l’appréhension des soins
Une prise de sang, un rendez-vous chez le dentiste, une IRM, l’attente d’un résultat : beaucoup de personnes appréhendent ces moments, parfois des jours à l’avance. Le corps s’y prépare comme à un danger. Le cœur accélère, les mains deviennent moites, le souffle se raccourcit, et l’esprit imagine déjà le pire.
Cette appréhension prend des formes différentes selon le soin. Face à une aiguille ou à la vue du sang, certaines personnes ont la tête qui tourne, voire font un malaise : c’est une réaction du corps bien connue, qui n’a rien d’une faiblesse. Chez le dentiste, c’est souvent le bruit, la position allongée et le sentiment de ne plus rien maîtriser. Dans une IRM ou un scanner, l’espace étroit, l’immobilité et le bruit de l’appareil.
Une opération programmée a ses propres moments : la veille au soir, l’attente du jour même, puis les jours de repos.
Repousser un rendez-vous soulage sur le moment. Mais la peur grandit avec l’attente, et un soin utile prend du retard.
Ce qui aide
L’hypnose a été largement étudiée autour des actes médicaux. Sur 34 essais randomisés, ajoutée aux soins habituels, elle a réduit la détresse émotionnelle et la douleur de personnes qui passaient une intervention ou un examen (Tefikow et al., 2013). Lors de soins dentaires, les approches non médicamenteuses ont réduit la détresse ressentie, et l’hypnose y a montré les effets les plus marqués (Burghardt et al., 2018). Autour d’une opération, un enregistrement d’autohypnose écouté en salle d’attente a été bien accepté, et l’anxiété a baissé juste après l’écoute (Iniesta et al., 2025).
Face à une peur précise, comme celle des piqûres ou des espaces fermés, ce qui aide le plus est de s’en approcher progressivement plutôt que de l’éviter, et l’imagination offre une première marche (McMurtry et al., 2015). Mettre des mots simples sur ce que l’on ressent, au lieu de lutter contre, aide aussi à traverser la peur.
La peur du sang et des aiguilles demande un geste à part. Quand la tension a tendance à chuter, ce n’est pas le moment de se laisser aller : la tension appliquée, qui consiste à contracter les grands muscles quelques secondes avant de revenir à un tonus normal, a fait mieux que la relaxation sur les malaises (Ayala et al., 2009).
Enfin, l’équipe médicale est votre alliée. Dire que vous avez peur, poser vos questions, convenir d’un signe pour demander une pause : ces gestes simples vous redonnent une part de la main sur le rendez-vous.
Comment choisir sa séance
Partez du soin qui vous attend. Le thème réunit quatre situations, chacune avec son guide :
- un rendez-vous médical, chez le médecin ou un spécialiste, pour un examen ou des résultats ;
- une prise de sang, un vaccin ou une perfusion, surtout si la tête vous tourne ;
- des soins chez le dentiste ;
- une IRM ou un scanner ;
- une opération programmée, avec une séance pour la veille au soir, une pour l’attente du jour même et une pour les jours qui suivent, réunies dans le programme Préparer une opération.
Les séances s’écoutent chez vous, dans les jours qui précèdent le rendez-vous, et plusieurs fois si vous le souhaitez, comme un entraînement. Seule la séance du jour d’une opération s’écoute sur place, si l’équipe vous laisse vos écouteurs. Les consignes de préparation que vous a données l’équipe passent toujours avant.
Si ce qui vous pèse est surtout l’attente et les pensées qui tournent, les séances du thème Stress et lâcher-prise peuvent compléter. Si votre peur touche aussi d’autres situations, comme l’avion, voyez le thème Phobies.
Ce qu’Onde ne fait pas
Les séances Onde sont des outils de bien-être, pensés pour vous préparer à un rendez-vous ou vous accompagner autour d’une opération. Elles ne remplacent ni une anesthésie, ni une prémédication, ni un examen, ni l’avis de votre médecin ou de votre dentiste, et ne sont jamais une raison de reporter un soin. Elles ne promettent ni de supprimer la douleur, ni de faire disparaître la peur.
Elles ne s’écoutent pas pendant le soin lui-même, ni en conduisant, y compris sur la route du rendez-vous. En cas de trouble psychiatrique sévère, d’antécédent de psychose ou d’épilepsie, demandez un avis médical avant d’écouter, et interrompez l’écoute en cas de malaise. Après une opération, une douleur qui change, de la fièvre ou tout ce qui vous inquiète se signale à l’équipe, sans attendre la fin d’une écoute.
Ce qu’elles proposent, c’est un entraînement chez vous, pour arriver au rendez-vous un peu plus tranquille et laisser l’équipe faire son travail.