Comprendre la peur
Une peur précise, celle de l’avion, de la route, du vide ou des araignées, n’a rien d’un caprice. Face à ce qui l’effraie, le corps réagit comme devant un vrai danger : le cœur accélère, le souffle se raccourcit, les muscles se tendent, et une seule idée prend toute la place, s’en aller. On parle de phobie quand cette peur pèse plus que la situation ne le justifie, et qu’elle pousse à l’éviter.
C’est souvent l’évitement qui l’entretient. On renonce à un voyage, on prend la route plutôt que l’avion, on change de trottoir. Sur le moment, éviter soulage. Mais le corps n’a jamais l’occasion d’apprendre que la situation peut se traverser, et la peur garde toute sa place.
Ce qui aide, d’après la recherche
Face aux phobies, l’approche qui a le plus d’appuis est l’exposition : s’approcher de ce qui fait peur, progressivement, au lieu de l’éviter. Sur 33 essais randomisés, les approches fondées sur l’exposition ont eu de grands effets par rapport à l’absence d’accompagnement, quel que soit le type de phobie, et ont fait mieux que les autres approches psychologiques (Wolitzky-Taylor et al., 2008). Se détendre fait du bien ; apprivoiser une peur demande aussi d’aller à sa rencontre.
Deux repères rendent cette rencontre plus utile. Le premier : la peur n’a pas à disparaître pendant l’exercice. S’exposer construit un nouvel apprentissage de sécurité, qui s’ajoute à l’ancienne peur, et la baisse de la peur pendant l’exercice ne prédit pas le résultat à distance (Craske et al., 2014). Le second : mettre des mots simples sur ce que l’on ressent. Chez des personnes qui avaient peur des araignées, nommer sa peur pendant l’exposition a davantage réduit la réaction physique une semaine plus tard que se distraire ou chercher à penser autrement (Kircanski et al., 2012).
Beaucoup de personnes hésitent à se confronter d’emblée à la situation réelle (Choy et al., 2007). S’en approcher d’abord en imagination, guidé par une voix, chez soi et à son rythme, offre une première marche. C’est ce que proposent les séances Onde : elles réunissent la voix et le rythme de l’hypnose, l’exposition graduée et des mots calmes posés sur les sensations.
Comment choisir sa séance
Partez de la situation qui vous ressemble : la peur de l’avion, la peur de conduire, ou les trajets en métro, en train et dans les tunnels. Chaque guide explique ce qui se passe et ce qui aide.
Pour l’avion, choisissez ensuite selon le moment :
- Dans les jours qui précèdent le vol : Apprivoiser la peur de l’avion, l’entraînement de fond, à reprendre plusieurs fois, au calme.
- Le soir d’avant, au lit : La veille du vol, qui pose les pensées du départ et s’efface sans réveil.
- À bord, assis et ceinture attachée : Pendant le vol, une séance courte à relancer au besoin.
Le programme Prendre l’avion sereinement réunit les trois.
Pour la route et les trajets du quotidien :
- Pour vous entraîner chez vous : Reprendre le volant, à reprendre plusieurs fois.
- Peu avant un trajet, chez vous : Avant de prendre la route, une séance courte au réveil tonique.
- Pour le métro, le train et les tunnels, côté passager : Apaiser les trajets en métro et en tunnel.
Le programme Reprendre le volant réunit les trois. Quand le temps manque, l’exercice gratuit du soupir cyclique se fait en 3 minutes, partout sauf au volant.
Si ce qui vous pèse est moins une peur précise qu’une tension de tous les jours, les séances du thème Stress et lâcher-prise conviendront mieux.
Ce qu’Onde ne fait pas
Les séances Onde sont des outils de bien-être. Elles ne remplacent ni un avis médical, ni un traitement, ni un suivi psychologique. Si une peur vous empêche de voyager, de recevoir des soins ou de vivre normalement, ou si elle suit un événement traumatisant, elle se travaille avec un médecin ou un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC).
Elles ne cherchent pas l’origine de votre peur dans votre passé et ne vous ramènent pas dans l’enfance : les souvenirs obtenus sous hypnose ne sont pas fiables. Elles ne promettent ni de ne plus jamais avoir peur, ni un délai. En cas de trouble psychiatrique sévère, d’antécédent de psychose ou d’épilepsie, demandez un avis médical avant d’écouter. N’écoutez jamais en conduisant, dans une voiture, même garée, ou en utilisant une machine, et interrompez l’écoute en cas de malaise.
Ce qu’elles proposent, c’est un entraînement : vous approcher, palier après palier, de ce qui vous fait peur, en prenant le temps de constater que l’inconfort peut se traverser.