Le guide
Ce qui se passe
Un projet vous tient à cœur : changer de poste, reprendre une formation, demander quelque chose, montrer ce que vous faites. Vous y pensez souvent. Et chaque fois, une raison d’attendre se présente : pas le bon moment, pas encore au point, pas assez bien.
Ce n’est pas de la paresse. Quand on doute de soi, chaque pas expose au jugement, celui des autres et surtout le sien. Remettre à plus tard soulage sur le moment. Puis le projet revient, un peu plus lourd, avec un reproche de plus : « Tu aurais pu le faire depuis longtemps. »
Ce qui aide
- Rendre le premier pas petit et concret. Pas « changer de vie », mais « appeler telle personne mardi à 10 h ». Un pas précis se décide plus facilement qu’un projet entier.
- Repartir de ce que vous avez déjà fait. Vous avez déjà osé, au moins une fois : un premier jour quelque part, une question posée devant d’autres, un choix assumé. Ces moments sont des faits, pas des compliments. Les phrases flatteuses, elles, sonnent souvent faux quand on doute de soi.
- Imaginer le pas en détail, dans sa version réussie. Imaginer une version réussie d’un comportement aide à le modifier. Le lieu, l’heure, vos premiers mots, ce que vous ressentez juste après : plus l’image est concrète, plus elle ressemble à une répétition.
- Prévoir la suite si cela ne marche pas. Décider à l’avance de vous parler comme à un ami, quel que soit le résultat, peut rendre le risque plus supportable.
Quand en parler à un médecin
Si l’évitement s’étend à beaucoup de situations du quotidien, s’accompagne d’une tristesse qui ne passe pas ou d’un repli sur vous-même, ou s’il vous empêche de faire ce qui compte pour vous, parlez-en à un médecin ou à un psychologue. En cas d’idées suicidaires, appelez le 3114 en France (gratuit, 24 h/24), le 0800 32 123 en Belgique, le 143 en Suisse ou le 9-8-8 au Canada.
Comment les séances Onde s’y prennent
La galerie des réussites vous installe au calme, puis vous fait revisiter des moments que vous connaissez déjà : des fois où vous avez osé, tenu bon ou appris. Ce sont vos souvenirs, choisis par vous : la séance ne vous fait pas fouiller le passé et ne cherche pas de souvenirs enfouis.
Vous imaginez ensuite votre premier pas, dans sa version réussie, et vous repartez avec un repère discret à retrouver avant d’agir. La séance se termine par un réveil tonique.
Elle s’appuie surtout sur l’imagerie de réussite, étudiée dans de nombreuses expériences. Le pas, lui, reste à faire, et c’est vous qui le faites.
Rédaction Onde · mis à jour le 17 octobre 2026