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Peur du métro, du train ou des tunnels : comment apaiser vos trajets ?

« Quand la rame s’arrête entre deux stations, j’ai l’impression que l’air va manquer. »

Dans le métro, un train ou un tunnel, la peur se nourrit de l’impression d’être enfermé, de ne pas pouvoir sortir ou de manquer d’air, surtout quand la rame s’arrête entre deux stations. D’après la recherche sur les peurs précises, s’en approcher progressivement aide davantage que les éviter, et l’imagination offre une première marche. La séance Onde vous y prépare chez vous, au calme, avec un souffle tranquille et un geste discret à garder pour vos trajets.

Mis à jour le 23 octobre 2026

Les séances pour cette situation

Aussi dans le programme Reprendre le volant.

Le guide

Ce qui se passe sous terre ou dans un tunnel

Pour certaines personnes, il suffit de descendre vers le quai pour que la tension monte. On guette l’arrivée de la rame, on repère la sortie, on choisit une place près de la porte. À l’intérieur, la foule se resserre, les stations défilent, et l’idée de ne pas pouvoir sortir prend toute la place. Le moment le plus redouté est souvent l’arrêt entre deux stations, ou un ralentissement au milieu d’un tunnel : rien ne bouge, et le temps semble s’étirer.

Le corps réagit comme devant un danger : le cœur accélère, le souffle se raccourcit et remonte dans la poitrine, avec parfois l’impression de manquer d’air, et une envie pressante d’être dehors. Cette peur des espaces fermés, qu’on appelle aussi claustrophobie, peut toucher le métro, les trains de banlieue, les tunnels routiers ou ferroviaires.

Alors on s’organise. On prend le bus plutôt que le métro, on évite les heures de pointe, on fait un détour pour ne pas passer sous un tunnel, on descend une station plus tôt. Éviter soulage sur le moment, mais le corps n’apprend jamais que le trajet peut se traverser, et la peur garde sa place.

Ce qui aide

Face aux peurs précises, l’approche la mieux étayée est l’exposition : s’approcher de ce qui fait peur, par étapes, plutôt que de l’éviter. Sur 33 essais randomisés, elle a eu de grands effets par rapport à l’absence d’accompagnement, quel que soit le type de peur (Wolitzky-Taylor et al., 2008). Dans les transports, cela peut vouloir dire reprendre des trajets courts, aux heures calmes, puis les allonger peu à peu. S’en approcher d’abord en imagination, chez soi, est une première marche plus facile à franchir.

Le souffle compte aussi. Quand on se sent à l’étroit, le réflexe est de chercher l’air par de grandes inspirations, qui font monter les épaules. Un souffle plus lent, avec une expiration un peu plus longue que l’inspiration, s’accompagne au contraire d’une sensation de détente (Zaccaro et al., 2018), et se pratique discrètement, assis comme debout.

Enfin, les mots. Plutôt que de lutter, décrivez simplement ce qui se passe en vous : « j’ai chaud, mon cœur bat vite ». Chez des personnes qui avaient peur des araignées, nommer sa peur pendant l’exposition a davantage réduit la réaction physique une semaine plus tard que se distraire (Kircanski et al., 2012). La gêne n’a pas besoin de disparaître : l’important est de remarquer qu’elle peut plafonner, puis redescendre.

Quand en parler à un professionnel

Si la peur des transports ou des espaces fermés vous empêche d’aller travailler, de vous déplacer ou de vivre normalement, ou si elle suit un événement traumatisant, un médecin ou un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC) peut vous accompagner. Des crises d’angoisse qui reviennent, dans les transports ou ailleurs, justifient aussi un avis médical.

Comment la séance Onde s’y prend

Apaiser les trajets en métro et en tunnel réunit la voix et le rythme de l’hypnose, l’exposition graduée en imagination et des mots calmes posés sur ce que vous ressentez. Elle installe un souffle petit et tranquille, puis vous fait vivre le trajet en pensée, par étapes, jusqu’aux moments qui vous inquiètent le plus.

Elle s’écoute chez vous, au calme, jamais pendant le trajet ni en conduisant. Dans les tunnels routiers, elle vous place toujours côté passager. Dans la rame, vous gardez un geste discret, faisable même debout dans la foule.

Si c’est une IRM ou un scanner qui vous inquiète, le thème Soins et examens propose une séance écrite pour l’examen lui-même.

Rédaction Onde · mis à jour le 23 octobre 2026

Ce que dit la recherche

Méta-analyse33 essais randomisés

Sur 33 essais randomisés, les approches fondées sur l’exposition ont eu de grands effets sur les phobies spécifiques par rapport à l’absence d’accompagnement, quel que soit le type de peur. S’approcher des trajets sous terre par étapes, plutôt que de les contourner, est la piste la mieux étayée : c’est celle que suit la séance.

Wolitzky-Taylor et al., 2008, Clinical Psychology Review

Étude expérimentale88 participants

Chez 88 personnes qui avaient peur des araignées, mettre des mots sur sa peur pendant l’exposition a davantage réduit la réaction physique une semaine plus tard, face à une autre araignée, que chercher à penser autrement ou se distraire. La séance vous invite à nommer calmement l’envie de sortir quand elle monte.

Kircanski et al., 2012, Psychological Science

Revue systématique15 études

Chez des personnes en bonne santé, respirer lentement, moins de dix fois par minute, s’accompagne d’une sensation de confort et de détente et d’une baisse de l’anxiété, selon une revue de 15 études. Quand l’espace se resserre, un souffle lent et bas est un appui que vous emportez partout.

Zaccaro et al., 2018, Frontiers in Human Neuroscience

Chaque étude renvoie à sa publication. Comment nous choisissons nos sources

Questions fréquentes

Que faire si la rame s’arrête entre deux stations ?

Revenez à votre souffle : une expiration un peu plus longue que l’inspiration, plusieurs fois de suite. Décrivez en silence ce qui se passe (« mon cœur bat vite, j’ai chaud, j’ai envie de sortir ») sans chercher à le chasser : une vague d’inquiétude peut monter, plafonner, puis redescendre. Écoutez les annonces, et suivez toujours les consignes du personnel.

La peur des espaces fermés me gêne aussi pour une IRM. Est-ce la même chose ?

La sensation d’enfermement est proche, mais la situation diffère : une IRM demande de rester immobile, dans le bruit de l’appareil, en suivant les consignes de l’équipe, alors qu’une rame laisse bouger, se lever et descendre à la prochaine station. Le thème Soins et examens propose une séance écrite pour l’IRM et le scanner.

Faut-il arrêter de prendre le métro en attendant ?

Éviter soulage sur le moment, mais entretient la peur. Si vous le pouvez, gardez quelques trajets, même courts, aux heures les plus calmes, et allongez-les peu à peu. La séance prépare ces trajets ; elle ne vous demande pas de vous forcer au-delà de ce que vous pouvez accueillir.

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