Le guide
Ce qui se passe avant une IRM ou un scanner
Passer une IRM ou un scanner inquiète souvent davantage que l’examen ne le justifie. Trois choses reviennent : l’espace étroit de l’appareil, l’immobilité demandée pendant l’examen, et, pour l’IRM, des bruits forts et répétés. Chez les personnes qui n’aiment pas les espaces fermés, il suffit d’y penser pour que le souffle se raccourcisse.
À cela s’ajoute l’attente : on ne sait pas toujours comment l’examen se passe, combien de temps on restera allongé, ni ce que l’on va ressentir. L’inconnu laisse beaucoup de place à l’imagination, rarement dans le bon sens.
Ce qui aide
Savoir comment se passe l’examen rassure. Demandez au service, à la prise de rendez-vous ou à votre arrivée, comment il se déroule, ce que vous entendrez, et comment prévenir l’équipe. Pendant l’examen, vous gardez en main une sonnette ou une poire d’appel : l’équipe vous voit et vous entend, et vous n’êtes jamais seul.
Plusieurs approches ont été étudiées pour réduire la peur et la sensation d’enfermement pendant une IRM : approches cognitives et comportementales, information, position pendant l’examen, formation de l’équipe. Une revue de 21 études leur trouve à toutes un certain effet favorable (Munn et Jordan, 2013).
Trois repères à préparer chez vous :
- Un souffle lent. Respirer lentement, avec une expiration un peu plus longue que l’inspiration, s’accompagne d’une sensation de détente (Zaccaro et al., 2018), et se pratique sans bouger.
- S’approcher en pensée. Face aux peurs précises, s’exposer progressivement à ce qui fait peur est l’approche la mieux étayée (Wolitzky-Taylor et al., 2008). S’imaginer l’examen pas à pas, chez soi, est une première marche.
- Nommer ce qui monte. Si l’inconfort grandit, le décrire calmement en pensée aide à le traverser plutôt qu’à le combattre.
Prévenez l’équipe que l’enfermement vous inquiète. Elle a l’habitude et peut adapter son accompagnement. Ses consignes, sur l’immobilité, les objets à retirer ou la préparation, passent toujours avant.
Quand en parler à un professionnel
Si la peur des espaces fermés vous fait renoncer à un examen prescrit, parlez-en au médecin qui l’a demandé : il peut en tenir compte et vous orienter. Si elle touche aussi d’autres lieux, comme un ascenseur ou un tunnel, ou qu’elle suit un événement traumatisant, un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC) peut vous accompagner.
Comment les séances Onde s’y prennent
Les séances consacrées à l’IRM et au scanner s’écoutent chez vous, au calme, dans les jours qui précèdent l’examen. Elles réunissent la voix de l’hypnose, une respiration lente et une approche progressive de l’examen en imagination, à votre rythme, avec des mots calmes posés sur ce que vous ressentez.
Elles se préparent avant l’examen, pas pendant. Ce que vous aurez préparé, le souffle et les mots, vous accompagne sans écouteurs.
Rédaction Onde · mis à jour le 22 octobre 2026