Le guide
Ce qui se passe face à une aiguille
Une prise de sang, un vaccin, une perfusion : pour beaucoup de personnes, l’aiguille est le moment le plus redouté du rendez-vous. Certaines y pensent des jours avant, évitent de regarder, retiennent leur souffle. D’autres ont la tête qui tourne, des sueurs froides, la vue qui se brouille, et parfois font un malaise.
Ce malaise a une explication. Face au sang ou aux aiguilles, le corps réagit parfois en deux temps : une courte accélération, puis une baisse soudaine de la tension et du rythme du cœur. C’est une réaction du corps bien connue, qui n’a rien d’une faiblesse ni d’un manque de volonté. Et le souvenir d’un malaise passé suffit souvent à entretenir la peur du suivant.
Ce qui aide
Pour cette peur-là, la technique la mieux étudiée est la tension appliquée. Elle consiste à contracter fermement les grands muscles des bras, du ventre et des jambes pendant quelques secondes, puis à relâcher pour revenir à un tonus normal, sans vous laisser aller complètement, et à recommencer. Ce geste aide le corps à garder une tension plus stable. Associée à l’approche progressive de ce qui fait peur, elle a fait mieux que la relaxation sur les malaises (Ayala et al., 2009). Une zone du corps douloureuse ou fragile se contracte avec ménagement.
C’est pourquoi la détente profonde n’est pas conseillée ici. Chez les personnes sujettes au malaise, le risque vient d’une baisse de la tension : se laisser aller complètement n’aide pas à la compenser, et la relaxation a fait moins bien que la tension appliquée sur les malaises. Respirer calmement reste utile ; chercher à devenir tout mou, non.
Quelques gestes simples, le jour venu :
- prévenez l’équipe dès votre arrivée que vous avez peur des piqûres et que la tête vous tourne parfois ;
- demandez à être allongé, et à rester un moment allongé après ;
- regardez ailleurs si cela vous aide, ou demandez qu’on vous prévienne juste avant ;
- si vous sentez la tête tourner, dites-le tout de suite.
S’approcher de la piqûre en imagination, pas à pas, aide aussi : chez les personnes qui ont très peur des aiguilles, s’exposer progressivement à ce qui fait peur a réduit la peur (McMurtry et al., 2015).
Quand en parler à un professionnel
Si la peur des aiguilles vous fait renoncer à des examens ou à des vaccins utiles, ou si elle date d’une piqûre qui s’est mal passée, un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC) ou votre médecin peut vous accompagner : la tension appliquée fait partie de leurs outils.
Comment les séances Onde s’y prennent
Les séances consacrées aux piqûres s’écoutent chez vous, dans les jours qui précèdent le rendez-vous. Elles réunissent la voix de l’hypnose, la tension appliquée et une approche progressive de la prise de sang en imagination, à votre rythme. Elles ne vous demandent jamais de vous détendre profondément.
Vous apprenez le geste de tension pour l’avoir prêt le jour venu, sans écouteurs. Vous pouvez ouvrir les yeux ou arrêter l’écoute à tout moment, et l’équipe qui vous accueille reste votre meilleure alliée.
Rédaction Onde · mis à jour le 22 octobre 2026