Le guide
Ce qui se passe avant une opération
Une opération programmée laisse le temps d’y penser. Les jours qui précèdent, l’esprit revient à la date, à l’anesthésie, au réveil, à ce qui se passera ensuite. Le soir d’avant, le sommeil tarde souvent, et une nuit plus courte que d’habitude est fréquente. Le matin même, entre la blouse, le bracelet à votre nom, les questions que l’on vous pose plusieurs fois et l’attente avant de partir au bloc, le cœur peut battre plus vite.
Cette appréhension tient beaucoup à l’attente et à ce que l’on ne maîtrise pas. On ne décide ni de l’heure, ni des gestes. Après l’opération, la fatigue, une gêne ou des nausées peuvent rendre les premiers jours longs, et l’on a parfois du mal à se reposer.
Ce qui aide
Savoir à quoi s’attendre. Les questions posées en amont, au chirurgien ou à l’anesthésiste, réduisent la part d’inconnu. N’hésitez pas à demander ce qui va se passer, étape par étape.
Ralentir le souffle. Une expiration un peu plus longue que l’inspiration, plusieurs fois de suite, sans forcer ni retenir, aide à se poser pendant l’attente.
Occuper l’esprit. Une image détaillée, un lieu où vous vous sentez bien, une voix ou une musique que vous écoutez donnent à l’attention autre chose à suivre que l’horloge. Une revue de 26 essais a trouvé que la musique enregistrée, écoutée avant une intervention, réduisait l’anxiété avant l’opération (Bradt, Dileo et Shim, 2013).
Nommer ce que l’on ressent. Plutôt que lutter contre la sensation, se dire calmement « mon cœur bat vite, c’est normal aujourd’hui ». Chez des personnes qui avaient peur des araignées, mettre des mots sur sa peur a davantage réduit la réaction physique une semaine plus tard que se distraire (Kircanski et al., 2012).
Confier. Ce qui concerne l’intervention est entre les mains de l’équipe. Votre part est plus simple : suivre ses consignes, poser vos questions, vous reposer.
Quand en parler à un professionnel
Si la peur d’une opération vous empêche de vous faire opérer ou de vous faire suivre, parlez-en à votre médecin : une peur des soins se travaille aussi avec un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC). Après l’intervention, une douleur qui change, de la fièvre, un saignement ou tout ce qui vous inquiète se signale à l’équipe, sans attendre.
Comment les séances Onde s’y prennent
Les séances réunissent la voix et le rythme de l’hypnose, une respiration lente, des mots calmes posés sur ce que l’on ressent et une image qui occupe l’esprit. Chacune est écrite pour un moment précis : la veille au soir, au lit, pour confier ce qui concerne demain et laisser venir la nuit ; le jour même, une séance courte pour l’attente, que vous mettez en pause dès qu’on vous parle ; et après l’intervention, une séance pour vous reposer et porter votre attention vers ce qui est confortable.
Un même geste simple les relie, qui se fait allongé ou assis, sans les mains : vous le retrouvez de la veille au jour même, puis dans les jours qui suivent. Les séances ne changent rien à ce que fait l’équipe, et ses consignes passent toujours en premier.
Rédaction Onde · mis à jour le 22 octobre 2026