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Se préparer à une opération : apaiser l’attente et se reposer après

« Depuis que j’ai la date, j’y pense tous les soirs, et c’est le matin même que je redoute le plus. »

Avant une opération programmée, l’inquiétude se loge souvent dans l’attente : les soirs qui précèdent, la nuit d’avant, les heures du jour même. Quelques repères simples aident : savoir à quoi s’attendre, ralentir le souffle, occuper l’esprit et confier à l’équipe ce qui ne dépend pas de vous. Les séances Onde vous accompagnent la veille au soir, pendant l’attente et dans les jours qui suivent, en complément de ce que fait l’équipe.

Mis à jour le 22 octobre 2026

Les séances pour cette situation

Aussi dans le programme Préparer une opération.

Le guide

Ce qui se passe avant une opération

Une opération programmée laisse le temps d’y penser. Les jours qui précèdent, l’esprit revient à la date, à l’anesthésie, au réveil, à ce qui se passera ensuite. Le soir d’avant, le sommeil tarde souvent, et une nuit plus courte que d’habitude est fréquente. Le matin même, entre la blouse, le bracelet à votre nom, les questions que l’on vous pose plusieurs fois et l’attente avant de partir au bloc, le cœur peut battre plus vite.

Cette appréhension tient beaucoup à l’attente et à ce que l’on ne maîtrise pas. On ne décide ni de l’heure, ni des gestes. Après l’opération, la fatigue, une gêne ou des nausées peuvent rendre les premiers jours longs, et l’on a parfois du mal à se reposer.

Ce qui aide

Savoir à quoi s’attendre. Les questions posées en amont, au chirurgien ou à l’anesthésiste, réduisent la part d’inconnu. N’hésitez pas à demander ce qui va se passer, étape par étape.

Ralentir le souffle. Une expiration un peu plus longue que l’inspiration, plusieurs fois de suite, sans forcer ni retenir, aide à se poser pendant l’attente.

Occuper l’esprit. Une image détaillée, un lieu où vous vous sentez bien, une voix ou une musique que vous écoutez donnent à l’attention autre chose à suivre que l’horloge. Une revue de 26 essais a trouvé que la musique enregistrée, écoutée avant une intervention, réduisait l’anxiété avant l’opération (Bradt, Dileo et Shim, 2013).

Nommer ce que l’on ressent. Plutôt que lutter contre la sensation, se dire calmement « mon cœur bat vite, c’est normal aujourd’hui ». Chez des personnes qui avaient peur des araignées, mettre des mots sur sa peur a davantage réduit la réaction physique une semaine plus tard que se distraire (Kircanski et al., 2012).

Confier. Ce qui concerne l’intervention est entre les mains de l’équipe. Votre part est plus simple : suivre ses consignes, poser vos questions, vous reposer.

Quand en parler à un professionnel

Si la peur d’une opération vous empêche de vous faire opérer ou de vous faire suivre, parlez-en à votre médecin : une peur des soins se travaille aussi avec un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC). Après l’intervention, une douleur qui change, de la fièvre, un saignement ou tout ce qui vous inquiète se signale à l’équipe, sans attendre.

Comment les séances Onde s’y prennent

Les séances réunissent la voix et le rythme de l’hypnose, une respiration lente, des mots calmes posés sur ce que l’on ressent et une image qui occupe l’esprit. Chacune est écrite pour un moment précis : la veille au soir, au lit, pour confier ce qui concerne demain et laisser venir la nuit ; le jour même, une séance courte pour l’attente, que vous mettez en pause dès qu’on vous parle ; et après l’intervention, une séance pour vous reposer et porter votre attention vers ce qui est confortable.

Un même geste simple les relie, qui se fait allongé ou assis, sans les mains : vous le retrouvez de la veille au jour même, puis dans les jours qui suivent. Les séances ne changent rien à ce que fait l’équipe, et ses consignes passent toujours en premier.

Rédaction Onde · mis à jour le 22 octobre 2026

Ce que dit la recherche

Méta-analyse12 cohortes, 1 497 participants

Selon une méta-analyse de 12 cohortes regroupant 1 497 adultes hospitalisés pour une opération, environ six personnes sur dix avaient un sommeil perturbé lors de l’évaluation avant l’intervention. Un sommeil perturbé est donc fréquent chez les personnes qui vont être opérées : la séance de la veille ne vous demande pas de dormir, seulement de vous reposer.

Butris et al., 2023, Sleep Medicine Reviews

Méta-analyse73 essais randomisés, 6 902 participants

Sur 73 essais randomisés auprès d’adultes opérés, la musique écoutée avant, pendant ou après l’intervention a réduit l’anxiété et la douleur après l’opération, et augmenté la satisfaction, par rapport à la prise en charge habituelle. Chaque séance Onde a sa propre musique, douce, créée sur mesure.

Hole et al., 2015, The Lancet

Chaque étude renvoie à sa publication. Comment nous choisissons nos sources

Questions fréquentes

Combien de temps avant l’opération commencer ?

La séance de la veille s’écoute le soir d’avant, au lit : elle est écrite pour cette nuit-là et parle de « demain ». Les soirs précédents, si l’opération vous occupe au coucher, les séances du thème Dormir peuvent vous accompagner.

Et si mon opération se fait en ambulatoire ?

Les séances conviennent aussi : la veille se passe alors chez vous, l’attente du jour même dans la chambre ou la salle de préparation, et la récupération à la maison, dès le soir. Les consignes de sortie de l’équipe passent toujours en premier.

Que dire à l’équipe si j’ai peur ?

Dites-le simplement, lors du rendez-vous avec le chirurgien ou l’anesthésiste, ou le jour même. L’équipe a l’habitude : elle peut vous expliquer chaque étape, répondre à vos questions et vous proposer ce qui convient. Si la peur vous empêche de vous faire opérer, parlez-en à votre médecin.

Une autre question ? Écrivez-nous.

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