Le guide
Ce qui se passe
Ces gestes ont mille formes. Enrouler une mèche autour d’un doigt, puis la tirer, jusqu’à arracher un cheveu. Chercher du bout des doigts une irrégularité sur le visage, le cuir chevelu, les bras, et la gratter. Mordiller l’intérieur des joues ou les lèvres. Ils partent souvent pendant une lecture, devant un écran, dans les transports, le soir dans le calme, ou quand une tension monte.
Le geste apporte parfois un soulagement sur le moment, une détente, une sensation de lisse ou de net, puis laisse place à de la gêne et à la peur que cela se voie. On se promet d’arrêter, et le geste revient, parce qu’il part avant la décision. Ce n’est ni de la faiblesse ni de la négligence : c’est un automatisme, qui s’est attaché à des moments et à des sensations précises.
Ce qui aide
Repérer le geste dès son départ. Pour ces gestes, l’approche comportementale qui a le plus d’appuis repose sur l’inversion d’habitude. Chez des personnes qui s’arrachaient les cheveux, elle a montré, sur 24 essais randomisés, le bénéfice le plus important de toutes les approches étudiées (Farhat et al., 2020). Sa première étape consiste à remarquer le tout premier mouvement : la main qui monte vers la tête, les doigts qui palpent la peau à la recherche d’une aspérité.
Offrir aux mains un geste calme. Dès que le mouvement est repéré, les mains prennent un geste discret qui ne peut pas se faire en même temps que l’habitude, et le gardent le temps que l’envie retombe. Pour la peau aussi, seules les approches comportementales ont fait mieux que des conditions de comparaison inactives (Schumer et al., 2016).
Aménager vos moments à risque. Repérez où et quand le geste revient, puis rendez-le moins facile : cheveux attachés pour lire, ongles courts, un objet à manipuler à portée de main, une lumière moins crue devant le miroir.
Prendre soin plutôt que se juger. Le geste reviendra parfois. Chaque fois que vous le repérez, même tard, vous entraînez le réflexe de le devancer.
Quand en parler à un professionnel
Si un geste abîme votre peau ou vos cheveux de façon importante, avec des plaies, des zones dégarnies ou des marques durables, ou s’il vous fait souffrir, parlez-en à un médecin ou à un psychologue formé aux approches cognitives et comportementales (TCC). Ces gestes sont plus fréquents qu’on ne le croit, et vous n’avez pas à les porter seul.
Comment les séances Onde s’y prennent
Les séances réunissent la voix et le rythme de l’hypnose, la détente du corps et les deux piliers de l’inversion d’habitude. Elles vous font revenir en pensée à vos moments à risque, pour apprendre à remarquer le premier mouvement des doigts vers vos cheveux ou votre peau.
Elles vous entraînent au geste de remplacement : vous le pratiquez vraiment, pendant l’écoute, en vous voyant le faire dans votre quotidien. Et elles le font avec bienveillance, sans jamais ajouter de reproche à la gêne que vous ressentez déjà.
Elles ne vous demandent pas de vous surveiller sans relâche, ni de ne plus jamais toucher vos cheveux ou votre peau : elles rendent le geste plus visible, et sa nouvelle issue plus facile à trouver. Écoutées régulièrement, elles entraînent le geste calme que vous pourrez reprendre au quotidien.
Rédaction Onde · mis à jour le 22 octobre 2026