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Envies de sucre et grignotage sans faim : comment les traverser ?

« En fin d’après-midi, je n’ai pas vraiment faim, et pourtant je me retrouve devant le placard. »

Une envie de sucré qui arrive sans faim, en fin d’après-midi ou le soir, tient souvent à la fatigue, à l’ennui ou à un besoin de douceur. D’après la recherche, deux choses aident : occuper son imagination avec une scène ou une odeur agréable le temps que l’envie retombe, et décider à l’avance du geste qui la remplacera. Les séances Onde vous entraînent à l’un et à l’autre, sans rien vous interdire.

Mis à jour le 21 octobre 2026

Les séances pour cette situation

Aussi dans le programme Moins de sucre, moins de café.

Le guide

Ce qui se passe

L’envie arrive souvent au même moment : en fin d’après-midi, quand l’énergie baisse, ou le soir, après le dîner, devant un écran. Le repas n’est pas loin, le corps n’a pas vraiment faim, et pourtant une image s’impose. Le goût d’un biscuit, d’un carré de chocolat, le bruit d’un emballage.

Cette image compte. Une envie se nourrit de ce que l’esprit se représente : plus on imagine l’aliment, sa texture, son odeur, plus l’envie prend de place. Elle ne répond pas toujours à un besoin du corps. Elle accompagne plutôt la fatigue, l’ennui, le besoin d’une pause ou d’un peu de douceur après une journée chargée. Et comme elle revient aux mêmes heures, aux mêmes endroits, elle finit par devenir un automatisme.

Lutter de front marche mal. Se répéter qu’il ne faut pas craquer garde l’aliment au centre de l’attention, et chaque écart devient une faute, ce qui donne envie de tout laisser tomber.

Ce qui aide

D’abord, reconnaître l’envie pour ce qu’elle est : un signal, qui monte, atteint un sommet et finit par redescendre si on ne la nourrit pas. Rien n’oblige à lui obéir, ni à la combattre.

Ensuite, occuper la place qu’elle prend. Imaginer en détail une scène agréable, avec ses couleurs et ses odeurs, laisse moins de place à l’image de l’aliment. C’est une piste étudiée en laboratoire, simple à reprendre chez soi.

Enfin, préparer son geste à l’avance. Un plan « si... alors » formulé par une action, par exemple « si l’envie arrive en fin d’après-midi, alors je sors prendre l’air un moment », aide davantage qu’une simple interdiction.

Et si c’est la faim, il est juste de manger.

Quand en parler à un médecin

Si vos envies prennent la forme de crises où vous mangez beaucoup sans pouvoir vous arrêter, si vous alternez privations et rattrapages, ou si l’alimentation est devenue une source de souffrance, parlez-en à un médecin. Ces difficultés s’accompagnent, avec des professionnels formés à les prendre en charge, et les séances ne sont pas faites pour elles.

Comment les séances Onde s’y prennent

La séance réunit la voix et le rythme de l’hypnose et les techniques qui ont le plus d’appuis face aux envies. Elle commence par vous poser : le souffle ralentit, la mâchoire, la gorge et le ventre se relâchent. Puis elle vous apprend à regarder l’envie passer, sans lutter, et vous guide dans une scène riche en couleurs et en parfums, qui occupe l’esprit. Elle se termine par un geste de remplacement simple, répété dans plusieurs moments de votre quotidien.

Rien n’est interdit. L’écoute est un entraînement, à reprendre à votre rythme, de préférence à l’heure où les envies viennent d’habitude.

Rédaction Onde · mis à jour le 21 octobre 2026

Ce que dit la recherche

Étude expérimentale3 expériences, 276 participantes

Sur trois expériences, des femmes, étudiantes pour la plupart, à qui l’on avait donné envie d’un aliment, puis de chocolat, ont vu leur envie baisser davantage en imaginant une scène ou une odeur qu’en imaginant des sons. Une image riche, qui parle aux yeux et à l’odorat, peut lui disputer la place : c’est ce que vous propose la séance.

Kemps et Tiggemann, 2007, Journal of Experimental Psychology: Applied

Revue de la littérature30 études expérimentales

Une revue de 30 études expérimentales suggère que les exercices de pleine conscience peuvent faire baisser une envie sur le moment, surtout parce qu’ils occupent la mémoire de travail, et qu’apprendre à ne pas suivre l’envie peut aussi la faire décroître à moyen terme. Laisser l’envie monter puis retomber, sans lui obéir, fait partie de l’entraînement.

Tapper, 2018, Clinical Psychology Review

Méta-analyse23 études

Sur 23 études consacrées à l’alimentation, les plans « si... alors » ont aidé à mieux manger, nettement pour ajouter un aliment sain, plus modestement pour réduire les grignotages. La séance vous fait préparer le geste précis que vous ferez quand l’envie arrive.

Adriaanse et al., 2011, Appetite

Chaque étude renvoie à sa publication. Comment nous choisissons nos sources

Questions fréquentes

Faut-il arrêter le sucre ?

Non. Le sucré garde sa place quand vous le choisissez et le savourez. Les séances visent les envies qui arrivent par automatisme, sans faim, pour que vous puissiez choisir plutôt que suivre le réflexe.

Comment faire la différence entre la faim et une envie ?

La faim monte peu à peu, et bien des aliments la calmeraient. L’envie arrive plutôt d’un coup, vise souvent quelque chose de précis, et suit volontiers la fatigue, l’ennui ou une émotion. Si c’est la faim, mangez, tranquillement : la séance ne vous demande jamais de vous priver.

Et si je mange quand même ?

Ce n’est pas un échec. Un écart isolé n’efface rien de ce qui est en place : c’est le geste suivant qui compte. Constatez-le simplement, sans vous faire de reproches, et reprenez au prochain moment.

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