Le guide
Ce qui se passe
L’envie arrive souvent au même moment : en fin d’après-midi, quand l’énergie baisse, ou le soir, après le dîner, devant un écran. Le repas n’est pas loin, le corps n’a pas vraiment faim, et pourtant une image s’impose. Le goût d’un biscuit, d’un carré de chocolat, le bruit d’un emballage.
Cette image compte. Une envie se nourrit de ce que l’esprit se représente : plus on imagine l’aliment, sa texture, son odeur, plus l’envie prend de place. Elle ne répond pas toujours à un besoin du corps. Elle accompagne plutôt la fatigue, l’ennui, le besoin d’une pause ou d’un peu de douceur après une journée chargée. Et comme elle revient aux mêmes heures, aux mêmes endroits, elle finit par devenir un automatisme.
Lutter de front marche mal. Se répéter qu’il ne faut pas craquer garde l’aliment au centre de l’attention, et chaque écart devient une faute, ce qui donne envie de tout laisser tomber.
Ce qui aide
D’abord, reconnaître l’envie pour ce qu’elle est : un signal, qui monte, atteint un sommet et finit par redescendre si on ne la nourrit pas. Rien n’oblige à lui obéir, ni à la combattre.
Ensuite, occuper la place qu’elle prend. Imaginer en détail une scène agréable, avec ses couleurs et ses odeurs, laisse moins de place à l’image de l’aliment. C’est une piste étudiée en laboratoire, simple à reprendre chez soi.
Enfin, préparer son geste à l’avance. Un plan « si... alors » formulé par une action, par exemple « si l’envie arrive en fin d’après-midi, alors je sors prendre l’air un moment », aide davantage qu’une simple interdiction.
Et si c’est la faim, il est juste de manger.
Quand en parler à un médecin
Si vos envies prennent la forme de crises où vous mangez beaucoup sans pouvoir vous arrêter, si vous alternez privations et rattrapages, ou si l’alimentation est devenue une source de souffrance, parlez-en à un médecin. Ces difficultés s’accompagnent, avec des professionnels formés à les prendre en charge, et les séances ne sont pas faites pour elles.
Comment les séances Onde s’y prennent
La séance réunit la voix et le rythme de l’hypnose et les techniques qui ont le plus d’appuis face aux envies. Elle commence par vous poser : le souffle ralentit, la mâchoire, la gorge et le ventre se relâchent. Puis elle vous apprend à regarder l’envie passer, sans lutter, et vous guide dans une scène riche en couleurs et en parfums, qui occupe l’esprit. Elle se termine par un geste de remplacement simple, répété dans plusieurs moments de votre quotidien.
Rien n’est interdit. L’écoute est un entraînement, à reprendre à votre rythme, de préférence à l’heure où les envies viennent d’habitude.
Rédaction Onde · mis à jour le 21 octobre 2026