Le guide
Ce qui se passe
Il suffit parfois d’un vêtement qui serre, d’une photo, d’une remarque en passant. Une phrase arrive, toujours la même, sur une partie du corps que l’on n’aime pas. On ne la dirait jamais à un ami ; on se la dit à soi, souvent sans même l’entendre. À force, ce regard dur colore la journée, la façon de s’habiller, de manger, de bouger, et l’envie de prendre soin de soi.
Ce regard se nourrit des comparaisons, des images idéales et des remarques entendues, parfois depuis longtemps. Il ne dit pas la vérité sur votre corps : il dit surtout la sévérité avec laquelle vous le regardez. Et cette sévérité, loin d’aider à prendre soin de soi, pousse plutôt à se cacher ou à se punir.
Ce qui aide
Se parler autrement. Sur 27 essais randomisés, les programmes de bienveillance envers soi ont amélioré plusieurs aspects du bien-être, notamment l’autocritique et la rumination (Ferrari et al., 2019). Concrètement, cela peut commencer par une question simple : que diriez-vous à un ami qui se parlerait ainsi ?
Laisser passer les phrases dures. Une pensée sur son corps n’est qu’une pensée. La remarquer, la poser de côté, sans la croire ni la combattre, en réduit le poids : prendre ses pensées pour de simples pensées a diminué le crédit accordé aux pensées négatives sur soi (Oppo et al., 2026).
Habiter son corps par ce qu’il fait. Sentir ses appuis, sa chaleur, le plaisir de marcher, de s’étirer, de danser. Remercier une partie de son corps pour ce qu’elle accomplit, plutôt que pour son apparence. Prendre soin de lui par le repos, le mouvement qui plaît, des repas savourés, plutôt que par des règles.
Quand en parler à un médecin
Si le regard sur votre corps occupe une grande place dans vos journées, vous fait éviter des situations, ou s’accompagne de privations ou de crises avec la nourriture, parlez-en à un médecin. Un accompagnement spécialisé existe, et cette séance peut le compléter.
Comment la séance Onde s’y prend
Faire la paix avec son corps réunit la voix et le rythme de l’hypnose, l’imagerie guidée et la bienveillance envers soi. Elle vous invite à habiter votre corps de l’intérieur, par ses appuis, sa chaleur et ce qu’il fait pour vous, et une image vivante vous aide à le regarder comme quelque chose dont on prend soin, sans le brusquer.
Votre corps y reste tel qu’il est aujourd’hui : la séance ne le change jamais, même en imagination. Elle vous laisse un geste de douceur, à refaire le matin en vous habillant ou le soir au lit, et se termine par un réveil serein et confiant. Elle s’écoute au calme, assis ou allongé.
Rédaction Onde · mis à jour le 29 octobre 2026