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Manger en pleine conscience : comment savourer de nouveau ses repas ?

« Je mange vite, souvent en faisant autre chose, et je m’aperçois à la fin que je n’ai rien goûté. »

Manger en pleine conscience, c’est prêter attention à ce que l’on mange pendant qu’on le mange : les couleurs, le parfum, la texture, la saveur, et ce que l’on ressent. Ce n’est ni un régime, ni une nouvelle règle, ni une consigne de manger lentement, mais une invitation à revenir au goût quand vous le souhaitez. La séance Onde vous y entraîne au calme, en imagination, et vous laisse un geste discret pour le début de vos vrais repas.

Mis à jour le 2 novembre 2026

Les séances pour cette situation

Aussi dans le programme Manger en conscience.

Le guide

Ce qui se passe

Le repas arrive entre deux occupations. On mange en lisant ses messages, en finissant un travail, en pensant déjà à la suite de la journée. L’assiette se vide, et l’on s’aperçoit à la fin qu’on n’a presque rien goûté. Parfois, on ne se souvient même plus de ce qu’il y avait dedans.

Rien de tout cela n’est une faute. Le rythme des journées, la fatigue ou l’habitude de faire deux choses à la fois poussent à manger sans y penser. Ce qui se perd, c’est surtout le plaisir : le goût est là, mais l’attention est ailleurs.

Ce qui aide

Revenir aux sens. Regarder un instant ce qu’il y a devant vous, sentir son parfum, remarquer la texture et la température d’une bouchée, laisser la saveur se déployer et changer. C’est le cœur de la pleine conscience à table : remarquer ce qui est là, sans le juger.

Revenir sans reproche. L’esprit part ailleurs, c’est normal. On le remarque, puis on revient à la bouchée suivante, comme on revient à son souffle. Il n’y a rien à réussir.

Commencer petit. Inutile de transformer tous vos repas : une première bouchée vraiment goûtée, un court temps d’attention avant de commencer, c’est déjà une façon de revenir au goût. Certains repas resteront rapides, et c’est très bien ainsi.

Garder le plaisir. Manger en conscience n’est pas une façon de se surveiller. Aucun aliment n’y est bon ou mauvais : on goûte ce que l’on a choisi, et l’on en profite.

Quand en parler à un médecin

Manger en conscience est une invitation au plaisir, pas une réponse à une souffrance installée. Si la nourriture vous fait souffrir depuis longtemps, avec des restrictions ou des crises qui reviennent, parlez-en à un médecin : un accompagnement spécialisé existe, et la séance peut venir s’y ajouter.

Comment la séance Onde s’y prend

Savourer ses repas réunit la voix et le rythme de l’hypnose, l’imagerie guidée et la répétition mentale. Après un temps pour poser le souffle et le corps, elle vous installe à une table imaginée, pleine de lumière, où rien n’est pressé. Vous y recevez une bouchée de ce que vous aimez avec tous vos sens, et quand l’esprit s’en va, vous revenez à la saveur, sans reproche. La voix propose de goûter sans se presser dans ce repas imaginé ; les aliments restent à votre choix, avec quelques exemples ouverts.

Elle vous laisse un geste discret, à faire au début d’un vrai repas, les yeux ouverts, et une phrase simple pour vous accompagner. Elle s’écoute au calme, assis ou allongé, en dehors des repas, et se termine par un réveil serein. Elle ouvre le programme Manger en conscience, avec Sortir de la logique des régimes et Retrouver la sensation de satiété.

Rédaction Onde · mis à jour le 2 novembre 2026

Ce que dit la recherche

Essai randomisé82 adultes

Dans un essai mené auprès de 82 adultes avec une obésité et une forte tendance à manger sous le coup d’une émotion ou d’une sollicitation, tous suivaient une éducation nutritionnelle en huit rencontres ; dans l’un des deux groupes, huit séances d’hypnose à l’hôpital, avec l’apprentissage de l’autohypnose, s’y ajoutaient. Huit mois plus tard, cette tendance avait davantage baissé dans ce groupe. Savourer ses repas reprend la voix de l’hypnose, en écoute audio chez vous, pour ramener votre attention vers le goût de ce que vous mangez.

Delestre et al., 2022, American Journal of Clinical Nutrition

Méta-analyse123 expériences, 5 685 participants

Selon une méta-analyse de 123 expériences, s’imaginer en train d’agir a aidé à changer de comportement, avec un effet moyen, et imaginer la version réussie a donné des effets plus fiables qu’en imaginer une version ratée. La séance vous fait vivre en pensée un repas pris avec tous vos sens, pour que ce temps d’attention vous soit déjà familier à table.

Cole et al., 2021, Psychonomic Bulletin & Review

Chaque étude renvoie à sa publication. Comment nous choisissons nos sources

Questions fréquentes

Qu’est-ce que manger en pleine conscience ?

C’est porter son attention sur le repas pendant qu’on le prend : regarder l’assiette, sentir le parfum, remarquer la texture et la saveur, et ce que le corps ressent. On ne juge ni ce que l’on mange ni la façon dont on le mange : quand l’esprit part ailleurs, on le remarque et l’on revient à la bouchée suivante.

Faut-il manger lentement, ou en silence ?

Non, ce n’est pas une règle. Certains repas se prennent vite, en famille ou au travail, et c’est très bien ainsi. Un court moment d’attention au début du repas, ou une bouchée vraiment goûtée, suffit pour commencer. La pleine conscience se propose, elle ne s’impose pas.

Est-ce une autre façon de faire un régime ?

Non. Manger en conscience ne fixe aucune quantité, aucun horaire, aucun aliment à éviter, et ne vise pas le poids. Il s’agit de retrouver le goût et le plaisir de ce que vous mangez, et l’attention à ce que vous ressentez. Si vous êtes suivi par un médecin ou un diététicien, cela s’ajoute à ses conseils sans les changer.

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